Actualités, ENass+, UNE

Ce dimanche, Casablanca interdite aux manifestants

Le gouverneur de Casa-Anfa a annoncé l’interdiction de la manifestation annoncée par le Front social marocain, prévue le 29 mai. Les organisateurs dénoncent une décision « arbitraire ».

Précédence marche du FSM, en février 2020. Photo : A. Aitouna

Plus de quatorze ONG et syndicats avaient répondu favorablement à l’appel de Front social marocain (FSM) pour manifester ce dimanche à la Place de la Victoire de Casablanca pour protester « contre la cherté de la vie, la normalisation avec le sionisme et l’absolutisme ». Cette manifestation n’aura finalement pas lieu.

Les autorités locales à Casablanca ont notifié une interdiction écrite aux organisateurs (document ci-dessous). Ces derniers maintiennent « un sit-in le même jour ». Un rapport de force est engagé entre cette coalition composée d’organisations de gauche (CDT, PSU, PADS, Voie démocratique, AMDH, ATTAC, etc.) et les pouvoirs publics. Le FSM a été créé en février 2020.

Un sit-in prévu dimanche à 11h

Pour le FSM, « cette interdiction arbitraire confirme concrètement la démarche sécuritaire poursuivie par l’Etat. Cette décision révèle que la répression et les restrictions des droits et libertés est un choix systématique », dénonce-t-il dans un communiqué publié le 26 mai. Le FSM se dit « cibler comme toutes les voix et organisations qui ont choisi la lutte pour affronter les décisions impopulaires et antidémocratiques ».

Les arguments avancés par les autorités n sont « le maintien de la sécurité et de l’ordre publics » et « le contexte de l’état d’urgence sanitaire ».

Malgré cette interdiction, le FSM n’en démord pas et appelle à manifester le dimanche 29 mai lors d’un sit-in de protestation. « Cette indirection exige que tous les démocrates se rassemblent pour affronter la tyrannie et l’autoritarisme ».

Le FSM annonce aussi l’organisation d’une nouvelle « marche nationale de protestation dont la date sera annoncée prochainement, et appelle toutes les organisations et forces démocratiques à continuer de se mobiliser et d’unir la lutte pour défendre le droit d’expression et de protestation et faire face à la tendance dangereuse d’atteinte aux droits, aux libertés et aux acquis sociaux et confronter la vague de normalisation à l’entité sioniste ».

A lire aussi: Une marche contre la hausse des prix le 29 mai

Décision de l’interdiction prise par les autorités locales.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.