L’Boulevard, Deux décennies de musiques urbaines

301103142 10159288256947476 1294032799482590644 n

Le premier festival, consacré aux musiques et cultures urbaines à l’échelle nationale, fait son grand retour sur la scène du R.U.C du 23 septembre au 2 octobre à Casablanca. Une édition historique est attendue. 

Après deux ans de pandémie de Covid-19, L’Boulevard revient sur la scène du R.U.C pour une 20e édition. Comme à l’accoutumée, la première partie du festival, prévue du 23 au 25 septembre, abritera le Tremplin L’Boulevard, compétition musicale qui met en avant les talents locaux depuis 1999.

Une édition anniversaire 

L’association l’EAC-l’Boulvart prévoit une double célébration : fêter le retour à la normale après la crise sanitaire, et la 20e édition de ce festival pionnier.

A travers sa compétition Tremplin et son rôle de défricheur de talents, L’Boulevard, premier festival consacré aux musiques et cultures urbaines à l’échelle nationale, veut « rendre à la fois hommage à deux décennies de musiques urbaines marocaines, ainsi qu’à la jeunesse renouvelée de son public ».

« Car si elle grandit dans les pas de L’Boulevard, l’audience portée par le festival change les codes, bouge les lignes et permet à la programmation et à sa vision de capturer un certain esprit, toujours plus exigeant, résolument dans l’air du temps», s’exprime l’association  qui donne rendez-vous à son public sur ses réseaux sociaux pour fêter ensemble cette 20e édition. Le tout en attendant de dévoiler sa programmation complète.

Engouement pour le Tremplin 

« Chaque année, le Tremplin L’Boulevard reçoit près de 150 maquettes du Maroc entier», explique l’association l’EAC-l’Boulvart dans un communiqué. Alors, pour la 20e édition, le comité a reçu un total de 273 dossiers : 220 candidatures en Rap/Hip Hop, 14 en rock/metal et 39 en fusion et autres musiques actuelles.

Le choix final du jury, réuni le week-end du 13 et 14 août 2022, s’est porté sur 17 groupes et artistes : 9 groupes dans la première catégorie, 4 dans la deuxième et 4 dans la troisième. Dans ce sens, les organisateurs expliquent que les groupes Minerva (Rabat), XXRAYS (Casablanca), Hero (Casablanca), Mirv & Gustavo (Oujda), Sigou (Marrakech), Hollycore (Guercif), Lee Browz (Fès), Small Naar (Casablanca) et L’Free Man (Safi) ont été retenus pour la catégorie Rap/Hip Hop. Il s’agit également des groupes The Grunge Garage (Casablanca), Post Kaskrot (Rabat), Aghroomers (Rabat) et Teltach (Marrakech) pour le Rock/Metal et de Kamar Mansour (El Jadida), Saad X Meryem (Casablanca), Ghaya (Kénitra) et Khmissa (Khémisset) pour la fusion et autres musiques actuelles.

« Les candidats retenus prendront ainsi part à la compétition sur la scène du R.U.C., avant les concerts des groupes invités. Les gagnants bénéficieront d’une formation technique et artistique du 26 au 29 septembre, avant de revenir sur la scène du R.U.C pour jouer en première partie des concerts programmés le week-end suivant, du 30 septembre au 02 octobre », ajoute le communiqué.

À Lire aussi
  • Les refoulés de Sebta : Scènes de naufragés de la frontière européenne

    Après les refoulements opérés par les autorités espagnoles, des centaines de jeunes Marocains et de migrants subsahariens ont été transférés vers Tanger avant d'être renvoyés vers leurs villes d'origine. Reportage à la gare TGV de Tanger, où s'achève le rêve européen. Nous sommes le lundi 3 août. Il est 16 heures à la gare TGV…

    Reportages

  • « Se sentir Bnadem » : une lecture citoyenne des départs vers Bab Sebta

    Face aux images des départs vers Bab Sebta, la sociologue Leila Bouasria refuse la lecture rapide. La chercheuse avec un regard citoyen propose une lecture à la hauteur de cette lourde réalité, faite plus de questionnements que de certitudes. Tribune.  Leila Bouasria : Sociologue, Université Hassan II, Casablanca et chercheure associée au LADSIS Nous avons tous…

    Parti pris

  • À Sebta : 67 morts, un silence d’État

    Une nouvelle vague de hrig sans précédent a submergé Sebta cette semaine, laissant derrière elle un bilan macabre. Face à l'ampleur du drame, l'État marocain a fait un choix : celui du silence. Et voici la « saison 3 », avec son lot de drames, de mises en scène, de complots supposés, de répression, de…

    Edito

  • Inscrivez-vous à la Newsletter des Sans Voix 


    Contre l’info-obésité, la Newsletter des Sans Voix