ATTAC Maroc tient son congrès national

ATTAC

L’association ATTAC tient son congrès national du 16 au 18 décembre 2022 à Rabat, dans un climat de répression des libertés publiques. Les détails.

La salle de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a affiché complet ce 16 décembre 2022 par les militants altermondialistes venus des quatre coins du pays pour assister à la conférence d’ouverture du 7ème Congrès national de l’association ATTAC Maroc. Dans la salle, les militants de différentes organisations de la gauche radicale ont tenu à être présents en signe de soutien et de solidarité avec cette association. L’AMDH, le parti de la Voie démocratique, la Fédération nationale de l’éducation (FNE), le courant politique Al Mounadil-a ont pris la parole pour « saluer cette organisation et son combat avec les classes populaires ». D’autant plus que cette association n’a pas pu bénéficier de salles publiques à Rabat.

Offensives contre les droits socio-économiques

Le « contexte actuel est caractérisé par l’accélération de l’attaque néolibérale contre les maigres acquis sociaux de larges pans du peuple marocain ».

La conférence avait pour thème : « Des pistes pour contribuer à la construction de résistances et d’alternatives aux politiques libérales ». L’association a rappelé que le « contexte actuel est caractérisé par l’accélération de l’attaque néolibérale contre les maigres acquis sociaux de larges pans du peuple marocain ». Le climat politique et social vise en premier à « satisfaire les intérêts de la minorité dominante et du capital étranger ». Le but selon la même source est « le démantèlement des services publics comme la santé et l’éducation, l’inflation du nombre d’hommes et de femmes au chômage, la cherté de la vie ».

Le contexte actuel est aussi marqué par « la montée des risques environnementaux », avec la crise climatique et environnementale que connaît le Maroc. Dans cette situation ATTAC dénonce « les atteintes et la suppression des libertés, y compris les libertés d’opinion et d’expression ». Et d’ajouter : « l’État affronte toutes les formes de protestation populaire et ouvrière résultant de cette situation, avec un arsenal de lois répressives telles que l’article 288 du Code pénal et la loi restreignant le droit de grève, que l’État s’apprête à faire adopter, et la criminalisation du travail syndical et de toutes les formes de protestation et d’expression ». 

Sur le plan organisationnel, ce congrès devrait permettre la discussion et le vote des rapports moral et financier et l’élection d’un nouveau secrétariat national. 

À Lire aussi
  • Les mille et une vies des Russes au Maroc

    Pauline de Mazières retrace l’épopée oubliée de la première génération de Russes installés au Maroc dans les années 1920-1930. Passionnant.

    Histoires de Russes au Maroc
  • Immigration : les partis politiques face à sept demandes de réforme

    À l’approche des législatives du 23 septembre, une note de plaidoyer de l’Association Pionniers du changement pour le développement et la culture invite les partis politiques à sortir l’immigration et l’asile de la seule logique sécuritaire. Synthèse des principales revendications de cette ONG.  Vingt ans après, la loi 02.03 toujours en question Vingt-trois ans après…

    Migration sebta 1024x683

    Actualités

  • Les vies derrière les papiers

    L'historien français Philippe Artières présente une sélection de lettres de demande d’aide envoyées au Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti). Une lecture indispensable en ces temps de stigmatisation.

    Les papiers des sans papiers Philippe Artières
  • Inscrivez-vous à la Newsletter des Sans Voix 


    Contre l’info-obésité, la Newsletter des Sans Voix