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Droits des femmes : Riyadi rappelle à l’Etat ses engagements

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a publié son Rapport sur la situation des droits humains au Maroc en 2022. Focus sur la situation des droits des femmes au Maroc.

Dans le rapport 2022, l’AMDH examine dans quelle mesure le Maroc a rempli ses obligations internationales en matière des droits des femmes, que ce soit au niveau de la compatibilité des lois et législations nationales avec ces engagements et des politiques publiques, ou au niveau de la réalité des droits des femmes et les violations enregistrées.

« Contre le poids du référentiel religieux »

« Bien que le Maroc ait ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et ait levé certaines réserves, il n’a toujours pas ratifié un ensemble d’accords : la Convention sur la nationalité de la femme mariée de 1957, l’Accord sur le consentement au mariage et le contrat minimum et l’enregistrement des contrats de mariage », observe l’AMDH dans son rapport.

Pour Khadija Riyadi, ex-présidente de l’AMDH et membre influente de cette ONG :

« Le Maroc continue de ne pas respecter ses propres engagements »

 « Le Maroc continue de ne pas respecter ses propres engagements. Les femmes marocaines continuent de subir différentes formes de violences ».

« La question des droits des femmes et de l’égalité au Maroc continue à relever de la compétence de l’institution royale, et est toujours sous le poids du référentiel religieux et des constantes du pays. Ce qui constitue un vrai obstacle à tout progrès vers le respect par l’État de ses obligations internationales, et affecte négativement statut des femmes et leurs droits humains au niveau de la législation locale »,estime l’AMDH dans son rapport. 

L’AMDH donne l’exemple du Code de la famille « qui perpétue les discriminations sur un bon nombre de ses articles, notamment les articles 20-21-22 relatifs l’âge du mariage, les conditions du mariage, la polygamie, le partage des biens, la tutelle, le divorce et l’héritage ».

« Le Code Pénal, qui perpétue la discrimination à travers les chapitres 404-484-486-488 499-449-503 ; – La loi n° 13-103, qui s’est avérée insuffisante à une contribution réelle à la protection des femmes contre la violence », énumère l’AMDH dans sa déclaration du rapport. 

« Ouvrières : bas salaires, harcèlement sexuel et viol sur le lieu de travail ».

Au niveau des droits économiques et sociaux des femmes, le rapport évoque également la « situation des travailleuses marocaines dans les champs de la fraise en Espagne, et leur vulnérabilité à une exploitation multidimensionnelle : bas salaires, harcèlement sexuel et viol sur le lieu de travail. Il en est de même pour les travailleuses agricoles », observe l’AMDH C’est ainsi que le rapport souligne un certain nombre de cas de violences de toutes sortes à l’égard des femmes.

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