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Massacre du 24 juin : La BNPJ auditionne l’AMDH Nador

Est-ce un tournant dans le dossier du massacre du 24 juin 2022 à Nador-Melilla du côté marocain ? Pour la première fois, une instance judiciaire marocaine démarre une enquête sur ce drame aux frontières de l’Europe. Les détails.

La BNPJ a auditionné un dirigeant de l’AMDH Nador.

Le 12 octobre dernier, le service de « Lutte contre l’immigration illégale » au sein de la Brigade nationale de la police judiciaire a auditionné l’ancien président de la section de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) à Nador, Mohammed Amine Abidar. Ce défenseur des droits humains est le premier à être entendu dans cette enquête judiciaire qui ne fait que commencer. 

Élucider le sort des disparus

Rappel des faits. Le 18 juillet 2022, l’AMDH Nador adresse une lettre au Procureur général auprès de la Cour d’appel de Nador (copie ci-dessous) l’appelant à « ouvrir une enquête judiciaire à la suite du massacre du 24 juin ». Cette demande et les multiples relances de l’association resteront sans réponse plus d’un an et demi après. Un communiqué de l’AMDH Nador datant du 12 octobre indique qu’Abidar « a présenté sa version des faits en tant que responsable au sein de l’association et en présentant les données de la section sur la situation des disparus », selon les termes de ce communiqué. 

L’ouverture de cette enquête judiciaire est à saluer, malgré son retard d’une année 

Pour l’AMDH Nador, « l’ouverture de cette enquête judiciaire est à saluer, malgré son retard d’une année ». L’association considère que « cette enquête rejoint une de nos revendications pour élucider le sort des disparus ». Dans ce même communiqué, l’AMDH Nador appelle pour que « tous les efforts soient déployés pour faire connaître toute la vérité sur le sort des disparus et identifier les responsabilités dans ce dossier ». L’association se dit « prête » à fournir tous les documents et données à sa disposition pour aider la BNPJ dans son enquête. 

Pour rappel, le 24 juin 2022, un massacre d’exilés a eu lieu dans le poste frontalier de Barrio Chino entre le Maroc et l’Espagne, causant la mort de 23 personnes selon les autorités marocaines et espagnoles et 27 personnes selon l’AMDH Nador.

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