S’ouvre dans un nouvel onglet

Akesbi analyse les possibilités d’une souveraineté alimentaire 

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Le réseau Siyada poursuit son travail de vulgarisation autour des enjeux de la souveraineté alimentaire au Maroc. Dans ce nouveau document, ce collectif associatif fait appel à l’universitaire Najib Akesbi pour déconstruire les mythes sur la politique agricole au Maroc et apporter des alternatives pour une souveraineté alimentaire. 

Cette nouvelle publication est basée sur un entretien, en neuf parties, réalisé avec le Pr. Najib Akesbi, économiste et auteur de plusieurs ouvrages et études sur la politique agricole marocaine. Intitulé : « L’enjeu de la souveraineté alimentaire sous la pression de l’endettement et des Accords de libre-échange (ALE) », cette longue analyse démarre avec une partie n°1 dédiée à la définition de la sécurité alimentaire versus la souveraineté alimentaire. Deux notions proches à première vue mais chacune comprend une vision de l’agriculture et de modèle social et économique.

Akesbi estime que l’endettement pèse sur l’orientation agricole.

La partie n°2 aborde le contexte macro-économique où évolue la politique agricole marocaine, ses choix et ses plans. Akesbi estime que l’endettement comme politique économique pèse sur l’orientation agricole opposée à la souveraineté alimentaire, et ce dès l’indépendance. 

La partie n°3 est une rétrospective sur la place de la souveraineté alimentaire dans les stratégies agricoles nationales avant le Plan Maroc Vert (PMV) et Génération Green (GG). La partie n°4 dissèque les formes de la dépendance agricole du Maroc et ses causes profondes. La partie n°5 aborde les effets des ALE avec l’Union européenne (UE) et les USA sur la souveraineté alimentaire. 

La partie n°6 étudie les implications de la raréfaction des ressources naturelles, notamment l’eau sur la souveraineté alimentaire et de quelles manières les dérèglements climatiques touche la possibilité d’une souveraineté alimentaire au Maroc. 

L’économiste oppose à cette vision officielle une autre démarche de la souveraineté alimentaire défendue par les paysans.

La partie n°7 apporte une vision critique à la démarche étatique de récupérer la notion de souveraineté alimentaire au sein du rapport pour le Nouveau modèle de développement et durant les travaux dédiés au sein de la Chambre des conseillers. L’économiste oppose à cette vision officielle une autre démarche de la souveraineté alimentaire défendue par les paysans et leurs mouvements.  

Les parties n°8 et 9 abordent les pistes de solutions sur les plans régionales (Maghreb et région MENA) comme opportunité d’un espace pour la souveraineté alimentaire. Enfin, l’auteur de l’essai, Economie marocaine sous plafond de verre dessine les contours d’une politique agricole dans le cadre d’une souveraineté alimentaire effective.

L’étude est disponible ici (en langue arabe).

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