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Rencontre CJAM : Chami appelle à revoir le modèle agricole

Le Club des Journalistes Accrédités au Maroc a officiellement lancé ses activités le 14 février 2024 à Rabat, réaffirmant ainsi son engagement à ouvrir un dialogue constructif et un échange d’idées sur des enjeux d’importance tant nationale qu’internationale. Compte rendu.

Cette rencontre baptisée “Carte Blanche”, a été organisée, avec pour premier intervenant le président du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), Ahmed Reda Chami, ou une variété de sujets ont été abordés avecune attention particulière accordée à la question de l’eau et au modèle agricole.

Carte blanche: Espace de débat et de parole libre

Le but des rencontres “Carte blanche” est de fournir un espace d’expression aux invités pour discuter de sujets qui préoccupent l’opinion publique.

Le president du CJAM, Jalal Al Makhfi, a declaré queer le but de ces rencontres “Carte blanche” est d’ouvrir un espace d’expression aux invités pour discuter de sujets qui préoccupent l’opinion publique dans leur domaine de spécialisation.

“Notre concept vise à susciter des débats sur une variété de sujets, touchant l’opinion publique au Maroc, en invitant notamment des politiciens, des personnalités publiques et des intellectuels à s’exprimer”,affirme Jalal Makhfi, Journaliste travaillant pour plusieurs médias internationaux

“Nous entretenons depuis toujours des liens solides avec la presse marocaine. Aujourd’hui, collaborer avec la presse accréditée au Maroc revêt une importance capitale. Le Maroc réalise des avancées significatives, et il est essentiel non seulement de les expliquer à nos concitoyens, mais aussi de les présenter au reste du monde”, explique Chami, premier invité de ce concept.

Il est crucial de reconnaître que le progrès s’accompagne de défis à relever.

Et d’affirmer: “Cependant, il est crucial de reconnaître que le progrès s’accompagne de défis à relever. En mettant en lumière ces aspects, nous démontrons notre esprit critique et notre volonté d’amélioration”.

Stress hydrique au Maroc: Une crise structurelle

« Certains Marocains ne réalisent pas encore que l’eau devienne une ressource rare”, affirme Réda Chami. Lors de son intervention, le président du CESE a expliqué que le Maroc est « confronté à une sécheresse prolongée, avec une diminution progressive des précipitations ».

Il a ainsi appelé à des changements dans les habitudes de consommation de l’eau, conscients des défis que le pays pourrait affronter dans les années à venir.

On avait proposé d’adopter une tarification de l’eau plus équitable, où ceux qui consomment davantage en paieraient le juste prix

Réda Chami

« On avait proposé d’adopter une tarification de l’eau plus équitable, où ceux qui consomment davantage en paieraient le juste prix. Il est toutefois crucial de considérer le pouvoir d’achat des ménages », précise-t-il. 

De plus, Chami a affirmé que le Maroc figure parmi les cinq pays les plus touchés par la baisse des précipitations au cours des cinquante prochaines années.

« La politique des barrages a été visionnaire », estime-t-il, mettant en avant la poursuite de cette politique avec la construction de petits barrages collinaires ainsi que d’autres solutions telles que le dessalement de l’eau de mer.

Chami insiste sur la nécessité de mettre « fin aux mariages des fillettes » lors de la réforme de la Moudawana.

Chami a aussi abordé différents sujets d’actualités comme la situation de l’inflation, la réforme du code de la famille appelant à « la fin dmariage des fillettes », la situation des libertés publiques recommandant de tourner la page avec « l’état d’imprévisibilité dans la gestion de ces questions ».

Pour rappel, le CJAM est une organisation dont la mission est de représenter ses membres auprès des institutions publiques et privées, de nouer des partenariats à l’échelle nationale et internationale, ainsi que d’accompagner les correspondants des médias étrangers opérant au Maroc. Il s’engage également à promouvoir les droits professionnels, à renforcer les bases du journalisme, à faciliter les échanges avec les institutions marocaines, et à collaborer avec des entités partageant des objectifs communs.

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