À la Médina de Casa, la Grande expulsion des pauvres

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Les habitants de l’ancienne médina de Casablanca continue de refuser les expulsions forcées décidées par les autorités locales des maisons tombant en ruine. Reportage. 

Anass Laghnadi

ENASS.ma est parti à la rencontre des habitants de l’ancienne médina de Casablanca. Depuis des mois, ce quartier historique de la ville bouillonne. Les autorités font une chasse aux pauvres, sous prétexte de « lutte contre l’habitat tombant en ruine ». 

« Nettoyage de classe sociale » 

La Coordination des victimes des décisions de déplacements forcé dans l’ancienne médina de Casablanca (Coordination) tente de lutter contre ces décisions et organiser les habitants touchés par cette décision. Les habitants bénéficient de répit à des périodes de fêtes religieuses mais « les autorités devraient reprendre les expulsions », indique un membre de la Coordination. Ce collectif citoyen

La Coordination « appelle à la révision des décisions de démolition émises par les autorités de l’arrondissement de Sidi Belyout ».

Dans un communiqué, la Coordination « appelle à la révision des décisions de démolition émises par les autorités de l’arrondissement de Sidi Belyout ». 1000 décisions de démolition a été prononcées. D’autres décisions ont été prononcées pour une restauration partielle. « Ces décisions touche au cœur de l’esprit du projet de réhabilitation de la médina. Ces expulsions menacent d’un sort inconnu les habitants, en particulier les familles dont les enfants sont scolarisés alors que nous sont en pleine saison scolaire », s’inquiète la Coordination. Les habitants contestent la transparence et la cohérence de la procédure, ainsi que l’éventualité de l’usage ces expulsions en faveur de projets de spéculation immobilière dans ce territoire classé comme un patrimoine.

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