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Le running à Casablanca :  une passion qui se partage

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À quelques jours du 17e édition du Marathon de Casablanca, prévu dimanche 25 octobre, la corniche accueille les entraînements de deux groupes de coureurs : J’aime Courir et Shark. Pour ces passionnés, la course à pied ne se résume ni à une distance ni à un chronomètre. C’est aussi une façon de se retrouver, de souffler après une journée chargée et de partager un effort collectif. Reportage.

En cette fin de journée, la corniche est rythmée par les pas. Les membres des deux groupes se retrouvent pour leur séance. Certains échangent quelques mots, d’autres s’échauffent avant de s’élancer. Les coachs donnent les consignes, encouragent les participants et veillent à ce que chacun avance à son propre rythme.

« Nous voulons que les gens trouvent dans le groupe un endroit où ils se sentent bien, une vraie famille, avec de l’entraide et de la solidarité ».

Alors que la préparation s’intensifie à l’approche de l’épreuve, l’enjeu dépasse les performances attendues le jour J. On vient ici retrouver les autres, évacuer la pression du quotidien et s’accorder une parenthèse, loin des obligations professionnelles et familiales.

Courir, mais pas seulement

Pour Younes Taoufiq, président de l’association J’aime Courir, l’esprit de groupe occupe une place centrale. Fondé en 2022, le club accompagne les coureurs dans la préparation de différentes distances, du 10 kilomètre au marathon en passant par le semi-marathon. Il ambitionne aussi de créer un espace où chacun peut trouver du soutien et progresser en bonne compagnie.

« Nous voulons que les gens trouvent dans le groupe un endroit où ils se sentent bien, une vraie famille, avec de l’entraide et de la solidarité », explique-t-il.

Depuis la pandémie de Covid-19, les groupes de course à pied se sont multipliés à Casablanca. Pour certains, rejoindre un club permet de structurer leur pratique sportive. Pour d’autres, c’est l’occasion de découvrir la course, de se fixer des objectifs et de rencontrer des personnes qui partagent la même passion.

Sur la corniche, cette dimension collective se ressent dans les encouragements et les échanges. Les niveaux diffèrent, les objectifs aussi, mais chacun trouve sa place au sein du groupe.

Trouver son rythme

Au sein de J’aime Courir, c’est le coach Saïd qui organise les entraînements tout au long de la saison. Le club choisit les courses auxquelles ses membres souhaitent participer, dont le Marathon de Casablanca.

La préparation tient compte du niveau de chacun, mais aussi de ses contraintes du quotidien. Entre le travail, les responsabilités familiales et le temps disponible, les coureurs doivent savoir conjuguer sport et vie personnelle.

« L’objectif est de leur permettre de progresser sans perdre cet équilibre. La course à pied s’inscrit ainsi dans une routine qui se construit au fil des semaines, entre entraînements collectifs et efforts individuels », explique-t-il.

Sur la corniche l’esprit de groupe est palpable : malgré les niveaux et les objectifs différents, chacun a sa place.

Pour les membres du groupe, ces rendez-vous réguliers sont aussi un moyen d’entretenir la motivation. Boujamma Bohouch, membre de J’aime Courir, confie que la course à pied est pour lui un très beau sport. « Pour la préparation du semi-marathon, le coach Saïd nous donne des consignes et nous suit selon un programme bien structuré, afin de développer notre endurance et notre performance. Tout se passe très bien », témoigne-t-il.

Il se dit confiant quant à la réussite de l’événement : « Nous espérons que ce semi-marathon sera une belle réussite. Nous avons eu l’occasion de découvrir le parcours, et l’on sent déjà que ce sera une très belle course. » Il invite par ailleurs celles et ceux qui ne sont pas encore inscrits, et qui aiment courir, à les rejoindre pour ce beau rendez-vous.

Un rendez-vous qui rassemble

Du côté du groupe Shark, le coach Abdelaziz Akhroub souligne l’importance de l’accompagnement pour aborder les compétitions dans les meilleures conditions.

« Notre rôle est de les orienter, les soutenir, de les encourager et de les aider à donner le meilleur d’eux-mêmes le jour de la course. C’est un rendez-vous qui mobilise les Casablancais et, à mes yeux, l’un des meilleurs marathons du Maroc. Nous espérons que d’autres villes organiseront, elles aussi, des événements de ce niveau », confie-t-il.

« L’objectif est de leur permettre de progresser sans perdre cet équilibre. La course à pied s’inscrit ainsi dans une routine qui se construit au fil des semaines, entre entraînements collectifs et efforts individuels » .

Il ajoute : « À l’approche du Marathon de Casablanca, j’espère voir les membres du groupe réaliser de belles performances. » Il souhaite également que leurs résultats donnent envie à d’autres jeunes de se mettre à la course à pied, à Casablanca comme partout ailleurs au Maroc.

Sur la corniche comme aux alentours au cœur des préparatifs, une même envie réunit ces coureurs : le plaisir de courir ensemble. Pour ces Casablancaises et Casablancais, le marathon est bien plus qu’une compétition sportive. C’est l’aboutissement de rendez-vous hebdomadaires où l’on s’encourage, où la course à pied devient une habitude, un défi commun et un souffle dans le quotidien. Dimanche, ils s’élanceront côte à côte, après des semaines d’entraînement et l’envie de partager la ligne d’arrivée.

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