Culture du viol : une pétition contre Lamjarred

Viol

Plus de vingt organisations et près de 90 personnes somment le président de “Les Impériales” de revenir sur l’attribution du trophée « Love Brand » 2025 à Saad Lamjarred. Dans une lettre ouverte, elles dénoncent une distinction indéfendable, rappelant que le chanteur a été condamné en première instance pour viol aggravé en France et attend son procès en appel. Les détails.

Le choix de récompenser l’artiste a suscité une vague de protestations. Pour les associations féministes, honorer une personnalité condamnée pour violences sexuelles envoie un signal désastreux et contribue à la normalisation de l’impunité. 

Honorer une personnalité condamnée pour violences sexuelles envoie un signal désastreux et contribue à la normalisation de l’impunité.

Elles dénoncent également le silence complice des médias locaux, largement impliqués dans l’événement, et la censure des critiques sur les réseaux sociaux.

Un prix qui choque

Une récompense qui a provoqué une vague d’indignation. «Cette distinction envoie un message dangereux et contribue à la banalisation des violences sexuelles», dénoncent les associations dans un communiqué. Pour elles, cet épisode illustre une culture de l’impunité persistante et un manque de considération pour les droits des victimes.

«Cette distinction envoie un message dangereux et contribue à la banalisation des violences sexuelles».

« Nous sommes d’autant plus affligé.e.s que, en réponse aux réactions indignées du public sur vos réseaux sociaux, votre association a choisi d’effacer certains commentaires exprimant une colère légitime tout en continuant de mettre en avant des publications avantageuses. La suppression de ces commentaires est vue comme une tentative de faire taire les voix qui s’opposent à la culture du viol, renforçant ainsi le sentiment d’impunité et de silence autour des violences sexuelles. », peut-on lire dans la lettre.

Les associations dénoncent non seulement la récompense elle-même, mais aussi le silence des médias locaux, dont plusieurs sont sponsors de l’événement, ainsi que la suppression systématique des commentaires critiques sur les réseaux sociaux, une tentative manifeste d’étouffer la contestation. 

« Face à ce silence, nous interpellons les médias indépendants afin de relayer cette affaire et d’encourager un débat public sur la responsabilité des industries culturelles dans la lutte contre les violences sexuelles ».

« Face à ce silence, nous interpellons les médias indépendants afin de relayer cette affaire et d’encourager un débat public sur la responsabilité des industries culturelles dans la lutte contre les violences sexuelles », ajoute la même source.

Dans leur lettre ouverte, elles exigent l’annulation de la distinction attribuée à Saad Lamjarred, une prise de position sans ambiguïté contre les violences sexuelles et un engagement des médias à traiter ces sujets avec sérieux et objectivité. 

« Nous vous demandons de réparer cet affront en prononçant le retrait immédiat du prix qui a été remis à Saad Lamjarred, ainsi qu’en supprimant toutes les publications visant à le promouvoir sur vos plateformes».

« Nous vous demandons de réparer cet affront en prononçant le retrait immédiat du prix qui a été remis à Saad Lamjarred, ainsi qu’en supprimant toutes les publications visant à le promouvoir sur vos plateformes. Par ailleurs, nous vous demandons de respecter les réactions du public en évitant de censurer les commentaires exprimant une indignation légitime », conclut la lettre.

Rappelons qu’en février 2023, Saad Lamjarred a écopé d’une peine de six ans de prison pour le viol aggravé de Laura Prioul, une condamnation assortie d’une interdiction d’entrer en France pendant cinq ans. Son appel sera jugé alors qu’il reste en liberté sous caution.

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