À Tanger, pour la Palestine et la liberté d’expression

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Les Tangérois ont marché une nouvelle fois pour la libération de la Palestine et de leur détenu d’opinion Redouane Kastit. Reportage.

Vidéo Mohamed Nassar, Tanger

« Nous continuerons à marcher chaque jour et chaque semaine pour Palestine », résume un participant à la marche organisée le dimanche 16 février au centre-ville de Tanger par le Front marocain pour la Palestine et contre la normalisation. La ville du détroit a connu les plus grandes manifestations en soutien à la Palestine au Maroc. La marche de ce dimanche confirme la mobilisation populaire malgré la répression subie par un des membres actifs de cette coalition.

La ville du détroit a connu les plus grandes manifestations en soutien à la Palestine au Maroc. 

« Contre le plan de Trump »

Lors de ce rassemblement sur la Place des Nations à Tanger ceux qui ont répondu à l’appel du Front marocain de soutien à la Palestine et de lutte contre la normalisation ont scandé des slogans contre le projet de déplacement forcé des Gazaouis et contre l’arrestation de militants anti-normalisation dont Kastit. Au centre de cette manifestation de solidarité se trouvait le nom de Radwan Kastit, un activiste civil et blogueur détenu :  « Qastit, nous ne t’abandonnerons pas », “Tout Tanger est avec toi” et d’autres slogans demandant aux autorités judiciaires de libérer ce jeune activiste anti-normalisation. Les manifestants ont dénoncé « le silence des autorités sur le génocide contre les Palestiniens de Gaza ». 

La marche de ce dimanche confirme la mobilisation populaire malgré la répression subie par un des membres actifs de cette coalition.

Au milieu des drapeaux palestiniens ornant la Place des Nations, brandis par des enfants, des jeunes et des moins jeunes, les Tangérois continuent de s’élever contre les plans de Trump visant à déplacer la population de Gaza et contre toutes les formes de liquidation de la cause palestinienne, déterminés à continuer à soutenir le peuple palestinien et le cas des personnes arrêtées en lien avec cette cause.  

« Liberté pour Kastit »

L’arrestation de Kastit était aussi dans les esprits et les rangs de cette manifestation. Kastit dont le procès reprendra le 24 février fait face à des charges, notamment « l’outrage à des fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions », « l’outrage à une institution organisée », ainsi que « l’incitation à commettre un crime ou un délit par le biais des moyens électroniques », et « l’incitation à la discrimination et à la haine par ces mêmes moyens ». Ces accusations sont fondées sur des articles de loi spécifiques encadrant ces infractions.

Pour rappel, Kastit a été arrêté le mercredi 5 février 2025 par les forces de sécurité à Tanger, avant d’être emmené au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca pour être interrogé. Il a été présenté au procureur du roi près le tribunal de première instance de Tanger le samedi 8 février 2025, qui a décidé de le poursuivre en détention en raison de ses publications.

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