Migrations : Coup d’envoi de l’Université d’automne

Ouverture

Les travaux de l’Université d’automne dédiée à la recherche en migrations organisée par les laboratoires de recherche LADSIS et l’UMR CNRS Espaces et Sociétés ont démarré le 19 octobre. Coup de projecteur sur le premier jour.   

Des chercheurs de quatre continents se sont donnés rendez-vous cette semaine au sein de la Faculté des lettres et des sciences humaines d’Ain Chock à Casablanca pour parler des migrations et relations inter-ethniques. Ces universitaires venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe et de l’Amérique du Nord ont pour point commun leur thématique de recherche : les migrations et les mobilités humaines.

« Un beau rêve scientifique »

La géographe Chadia Arab en accueil au LADSIS, coordinatrice de cette rencontre scientifique.

Cette première Université d’automne dédiée aux recherches sur les migrations et les relations inter-ethniques est organisée par le Laboratoire de recherche sur les Différenciations Socio-anthropologique et les Identités Sociales (LADSIS) et l’UMR CNRS ESO – 6590 (Espaces et SOciétés) en France. Elle porte sur le thème : « Migrations et relations inter-ethniques en Europe et en Afrique – Nouvelles approches théoriques et méthodologiques ». Elle a démarré le 19 octobre et se poursuivra les 20 et 21 octobre à la FLSHAC-Casablanca.  

Cette université a pour « objectif est de situer et contextualiser les faits migratoires en s’appuyant sur les recherches en cours.

Chadia Arab, géographe.

La géographe Chadia Arab en accueil au LADSIS, coordinatrice de cette rencontre scientifique, rappelle les prémisses de ce projet. « L’idée de cette université est née d’une discussion avec deux collègues Nassima Moujoud et Marwane Mohamed. C’était un rêve, aujourd’hui c’est un beau rêve scientifique que nous concrétisons grâce à nos partenaires et aux chercheurs », confie-t-elle.

L’Université a permis d’organiser quatre ateliers durant le 1er jour.

Sur un plan concret, cette université a pour « objectif est de situer et contextualiser les faits migratoires en s’appuyant sur les recherches en cours. Il s’agit aussi de permettre des rencontres entre des chercheurs confirmés et jeunes doctorants avec des moments d’échange ». Pour sa part la sociologue Leila Bouasria, coordinatrice de cette rencontre et membre du LADSIS salue « l’interdisciplinarité entre les participants et les horizons différents des chercheurs pourront apporter un nouvel éclairage sur ces questions aujourd’hui d’actualité ».

« L’interdisciplinarité entre les participants et les horizons différents des chercheurs pourront apporter un nouvel éclairage sur ces questions ».

Leila Bouasria, sociologue.

Zakaria Kadiri, directeur du LADSIS, estime que l’engagement du laboratoire dans ce projet scientifique vise « à contribuer à aborder les migrations à travers une perspective scientifique toute en permettant de rendre visible cette thématique. Le LADSIS est un espace de recherche sur les différentiations sociales. C’est une manière de s’intéresser à des thématiques qui sont quelquefois à la marge des débats publics », souligne-t-il.   

Leila Bouasria, coordinatrice de l’Université et Zakaria Kadiri, directeur du LADSIS.

Cette école doctorale qui se tient du 19 au 21 octobre 2023 à la FLSH2-Casablanca est organisée en partenariat avec le Conseil pour la Communauté Marocaine à l’Étranger (CCME), la Fondation Hassan II pour les MRE, la Fondation Heinrich Böll, la ville de Casablanca, l’Ambassade de France au Maroc, l’Institut Français de Casablanca et le Centre américain, l’Université Hassan II de Casablanca, la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Aïn Chock, et la Licence Professionnelle Journalisme et Médias de Casablanca.

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