Tazmarmart : Interdiction d’une caravane solidaire !

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Le village abritant l’ancien bagne secret du temps du roi Hassan II continue de subir les restrictions de la part des autorités locales. Une action solidaire et commémorative a été interdite. Les détails.

Tazmarmart, ce nom continue-t-il de faire peur au Maroc ? Visiblement oui, car une action devait se tenir du 1 au 3 décembre vers ce village a été interdite. Une caravane médicale et humanitaire devait se rendre à ce village se trouvant près d’Errachidia, à l’est du Maroc. Cette action est organisée par trois associations : L’Association Médicale pour la Réhabilitation des Victimes de Violences et des abus (AMRVVA), l’Association Tazmamart des victimes de la détention et l’Association Tazmamart pour la Culture et le Développement en partenariat avec la Société Marocaine de Prévention et de Prévention Orale et Dentaire. 

« Il s’agit tout simplement d’une interdiction déguisée sous des prétextes ».

« On vient de nous informer que cette action n’est pas la bienvenue dans la région car la région est déjà bien desservie en campagne médicale. Cette affirmation n’est pas conforme à la réalité, nous sommes en contact avec les habitants des villages qui réclament des actions humanitaires urgentes », indique une source parmi les organisateurs.

Cette action aux buts humanitaires porte aussi des objectifs de défense de droits de l’homme vers ce lieu symbolique. 

Avant de préciser : « Il s’agit tout simplement d’une interdiction déguisée sous des prétextes ». Cette action aux buts humanitaires porte aussi des objectifs de défense de droits de l’homme vers ce lieu symbolique des Années de Plomb. Cette caravane porte un discours de « de justice, de mémoire et de non-répétition des crimes commis dans ce lieu ». La dernière caravane médicale organisée par l’AMRVVA vers Tamzmamarat remonte à 2015.

Tazmamart était une prison secrète pour prisonniers politiques à l’est du Maroc dans l’Atlas. Réputée pour ses conditions d’incarcération inhumaines, elle se trouvait dans une zone désertique près d’Er-Rich, entre Errachidia et Midelt, dans la région de Meknès-Tafilalet. Entre 1972 et 1991, sous les ordres de Hassan II, Tazmamart est devenue un symbole d’oppression dans l’histoire politique du Maroc contemporain durant les années de plomb, entre le début des années 1970 jusqu’à la fin des années 1990.

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