« Soutenez, ne punissez pas », une campagne en soutien aux cultivateurs du Kif

Ong soutien culture kif enass

La culture du cannabis est désormais légale au Maroc. Des ONG appellent à une amnistie générale en faveur des petits cultivateurs. 

Des voix de plus en plus nombreuses appellent à une grâce en faveur des petits cultivateurs du kif. Une coalition d’associations parmi elles l’Association de lutte contre le Sida (ALCS) lance un appel en faveur de la décriminalisation des agriculteurs du cannabis au Maroc. Cette campagne s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale sous le thème « Support. Don’t Punish » (Soutenez, ne punissez pas) appelant à une « politique des drogues fondée sur une approche de droits humains ».

Des militants de sections de l’ALCS et d’organisations communautaires travaillant avec les personnes faisant usage des drogues se sont rendus fin juin à Issaguen (Ketama) pour une marche symbolique en soutien aux petits agriculteurs du kif au Maroc. Cette action survient dans un contexte de décriminalisation de la culture du cannabis à travers le vote de la loi n°13-21 relatif à l’usage légal du cannabis, le 15 juin. La coalition d’associations qui s’est rendue sur place entend mener un plaidoyer pour que cette décriminalisation de l’activité agricole s’accompagne d’une amnistie générale des agriculteurs du kif.

Des ONG appellent à une amnistie générale en faveur des petits cultivateurs. 

48 000 fellahs sont poursuivis pour culture de plante illégale et font l’objet de mandat d’arrêt ou d’avis de recherches de la part de la gendarmerie royale ou du parquet. Les populations concernées se trouvent surtout dans les zones historiques de la culture du kif, les provinces d’El Hoceima et Chefchaoun.

Face à cette situation, cette coalition plaide pour un « plaidoyer national et international, pour que les politiques des drogues soient fondées sur des approches droits humains comme la prévention de proximité et de réduction des risques, plutôt que des lois répressives ». Cette campagne appelle aussi à « mener une étude sur les coûts économiques et sociaux de la condamnation suite à la consommation et à la production de drogues ».

A noter que plusieurs organisations de la société civile, notamment au Rif, mènent des campagnes similaires à l’instar de la Coordination des gens du pays du kif.

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