Le journaliste Ali Lmrabet remis en liberté
Le parquet près le tribunal correctionnel de Casablanca a décidé, mercredi, de remettre en liberté le journaliste Ali Lmrabet, tout en poursuivant l’enquête et en ordonnant la réalisation d’expertises techniques. Son interpellation avait suscité une vive réaction des milieux des droits humains.
Le procureur du Roi près le tribunal correctionnel de Casablanca a annoncé que le parquet avait décidé de remettre en liberté le journaliste Ali Lmrabet.
Le procureur du Roi près le tribunal correctionnel de Casablanca a annoncé que le parquet avait décidé de remettre en liberté le journaliste Ali Lmrabet, après examen de l’ensemble des pièces du dossier, tout en ordonnant la poursuite de l’enquête et la réalisation des expertises techniques nécessaires.
Après examen de l’ensemble des pièces du dossier, tout en ordonnant la poursuite de l’enquête et la réalisation des expertises techniques nécessaires.
L’enquête se poursuit, le matériel saisi restitué
Dans un communiqué, le procureur précise qu’Ali Lmrabet a été présenté, mercredi, devant le parquet, où il a été entendu sur les faits qui lui sont reprochés, conformément aux procédures prévues par la loi. Il a bénéficié de l’ensemble des garanties et des droits que lui reconnaît la législation, notamment d’un examen médical.
Le communiqué indique également que le parquet a ordonné la restitution des objets saisis lors de son interpellation, à savoir deux ordinateurs, une clé de stockage et un téléphone portable.
Le procureur conclut en précisant que les suites judiciaires appropriées seront arrêtées une fois l’enquête achevée.
Une affaire qui a suscité des réactions
L’interpellation d’Ali Lmrabet a provoqué ces derniers jours une importante mobilisation au sein des organisations de défense des droits humains et des milieux journalistiques.
Plusieurs associations des droits humains ont appelé au respect de la présomption d’innocence et des garanties d’un procès équitable
Plusieurs associations des droits humains ont appelé au respect de la présomption d’innocence et des garanties d’un procès équitable, tout en plaidant pour que le Code de la presse et de l’édition constitue le cadre de référence pour le traitement des affaires liées à l’exercice du journalisme.
Elles ont également estimé que le recours à la garde à vue dans une affaire liée à la publication soulevait des interrogations quant au respect des garanties juridiques reconnues aux journalistes.