Le parquet près le tribunal correctionnel de Casablanca a décidé, mercredi, de remettre en liberté le journaliste Ali Lmrabet, tout en poursuivant l'enquête et en ordonnant la réalisation d'expertises techniques. Son interpellation avait suscité une vive réaction des milieux des droits humains.
Ce mercredi 11 juin 2026, deux prétoires sont ouverts simultanément — à Casablanca, à Rabat. Deux dossiers, deux logiques de répression. Ensemble, ils posent une même question : que vaut, au Maroc, la liberté d'expression quand elle dérange ?
Le 5 juin 2026, le Comité national de suivi du dossier du Dr Maâti Mounjib a tenu une conférence de presse à Rabat pour dénoncer une nouvelle interdiction de voyage, survenue la veille à l'aéroport de Rabat-Salé — sans décision écrite, sans base légale.
Le 4 juin 2026, à l'aéroport de Rabat-Salé, un ordinateur — anonyme, silencieux, sans appel — interdit de voyage Maâti Monjib. Récit d'une (triste) journée où George Orwell et Franz Kafka semblaient avoir écrit le scénario.