Hrig vers Sebta : Récit des premières 24 heures 

Crea article can sebta

À Fnideq, la nuit du 14 au 15 septembre 2024, des centaines de jeunes Marocains se sont déplacés en masse vers la frontière entre Fnideq et Sebta, malgré un important dispositif de sécurité. Récit des premières 24 heures.

La nuit du 14 au 15 septembre 2024, Fnideq a été le théâtre d’une attente tendue, marquée par un renforcement des mesures de sécurité dans toute la zone pour prévenir toute tentative de migration collective.

Dès le début de la soirée, de nombreux jeunes, venus de tout le Maroc, y compris des mineurs, ont commencé à se rassembler dans les quartiers de Fnideq. Les forces de l’ordre ont rapidement réagi en lançant des campagnes d’arrestations et de refoulement de ces jeunes.

Selon des médias locaux, des bus ont été déployés à la frontière entre Fnideq et Sebta pour effectuer les déplacement forcés. Au cours de la nuit, environ 1 500 personnes ont été arrêtées.

La tentative ne s’est pas arrêtée là : dès les premières heures du matin, des centaines de jeunes et de mineurs se sont de nouveau rassemblés pour essayer de franchir la frontière.

Pour rappel, depuis plus d’une semaine, les réseaux sociaux ont été envahis par une série de publications annonçant une migration massive à la nage vers l’Espagne le 15 septembre 2024.

À suivre…



À Lire aussi
  • À Bab Sebta, « je cherche mon fils disparu »

    À Bab Diouna, poste-frontière entre Fnideq et Sebta occupée, des familles attendent depuis des jours des nouvelles de leurs enfants portés disparus lors des tentatives de franchissement des 27, 30 et 31 juillet 2026. Parmi elles, Mohamed Rehali, venu de Kelaât Sraghna, cherche son fils Abdelfattah, disparu dans l'eau sous les yeux de son ami.…

    Récits

  • De Casablanca à Sebta : le récit d’un étudiant devenu harag

    Étudiant en gestion à Casablanca, Fayçal* a tenté cinq fois de rejoindre l'Europe. Il raconte sa traversée à la nage jusqu'à Ceuta, sa fuite à pied de 66 km, et l'attente sans fin d'une opération médicale que le Maroc ne lui a jamais accordée. Au quartier Los Rosales à Sebta occupée, des centaines de jeunes…

    صورة معدلة بالذكاء الاصطناعي

    Récits

  • Sebta : Après l’exode, les arrestations et les disparitions 

    Réunies en point de presse le 7 août à Rabat, l'AMDH et la Coordination européenne pour les droits humains au Maroc dénoncent un bilan humain du drame de Sebta bien plus lourd que les chiffres officiels, entre corps disparus, familles sans nouvelles et arrestations en série. « Une crise d'État, un échec des politiques »…

    Actualités

  • Inscrivez-vous à la Newsletter des Sans Voix 


    Contre l’info-obésité, la Newsletter des Sans Voix