ATTAC tient son 8ᵉ congrès sous le signe de la « souveraineté populaire »
L’association ATTAC CADTM Maroc réunit ses militants les 10, 11 et 12 juillet à Rabat pour son huitième congrès national. Entre solidarité avec la Palestine, lutte contre l’endettement et défense des libertés publiques, l’organisation entend redéfinir ses priorités pour les années à venir.
La séance d’ouverture aura lieu le vendredi 10 juillet au siège de l’UMT à Rabat.
C’est sous le slogan « Ensemble pour renforcer les résistances, en défense de la souveraineté populaire et de la justice sociale et environnementale » que l’association tiendra son congrès. La séance d’ouverture aura lieu le vendredi 10 juillet au siège de l’UMT à Rabat. L’organisation situe ce rendez-vous dans un contexte international qu’elle juge marqué par l’aggravation des crises structurelles du capitalisme et la multiplication des guerres impérialistes, tout en saluant la montée des résistances populaires à travers le monde.
« Partout dans le monde, les résistances populaires se multiplient pour défendre la liberté, la souveraineté populaire et la justice sociale et environnementale. »
Solidarité affirmée avec la Palestine
ATTAC situe ce rendez-vous dans un contexte international qu’elle juge marqué par l’aggravation des crises structurelles du capitalisme
« Cette échéance dépasse le simple cadre organisationnel : elle constitue un moment de renouvellement de l’engagement collectif. »
Le communiqué consacre une place centrale à la cause palestinienne. L’association dénonce ce qu’elle qualifie de guerre génocidaire menée avec, selon elle, le soutien de l’impérialisme américain et la complicité des puissances occidentales.
« L’association réaffirme sa pleine solidarité avec le peuple palestinien dans sa lutte pour la libération, le retour et l’autodétermination. »
Elle réitère à cette occasion son refus catégorique de toute normalisation avec Israël.
Un bilan critique des politiques économiques nationales
Sur le plan interne, ATTAC CADTM Maroc dresse un constat sévère des choix économiques dictés, selon elle, par les institutions financières internationales : creusement des inégalités, affaiblissement des services publics, vie chère et précarité de l’emploi.
« Ces politiques s’accompagnent d’un durcissement de la répression des libertés publiques et du ciblage des militant·e·s. »
L’association cite parmi les personnes visées les militants des droits humains, les opposants à la normalisation, les journalistes et blogueurs, ainsi que les jeunes de la génération Z et les étudiants.
Un bilan de mandat et de nouvelles priorités
Ce huitième congrès, le premier depuis décembre 2022, doit permettre de renouveler les instances de l’organisation et d’évaluer l’action menée depuis quatre ans : éducation populaire, lutte contre l’endettement, participation au Secrétariat international du réseau CADTM. L’association rappelle au passage que l’État continue, selon elle, de lui refuser le renouvellement de son récépissé légal.
Cinq axes de résolutions
Les débats du congrès s’articuleront autour de plusieurs résolutions, portant notamment sur :
lutte contre l’endettement et les accords de libre-échange ; l’opposition aux guerres et à la militarisation ; la souveraineté alimentaire ; la justice environnementale et climatique, le renforcement de la dimension féministe de son action.