À Safi, un journaliste dénonce « un acharnement »

Salah eddine kharouai

Salaheddine Kharouai est un journaliste basé dans la ville de Safi. En raison de son travail d’investigation sur des dossiers environnementaux sensibles, il subit des représailles, selon l’AMDH Safi. 

Il y a onze mois, Kharouai participait, en tant que fixeur, à une émission diffusée sur la chaîne France 5 mettant en cause la pollution de l’eau dans la ville de Safi. Face à la polémique et les pressions le journaliste marocain publie un communiqué en se dédouanant du contenu de l’enquête. « Je dénonce que ma participation à cette émission a été dévoyée de son contexte général, censé être objectif, pour servir sournoisement les intérêts propres de parties occultes qui veulent, fort malheureusement, faire flèche de tout bois pour s’attaquer à mon pays », avait écrit Kharouai, quelques jours avant la diffusion de cette enquête. Malgré sa volte-face, le journaliste dit « subir, ainsi que des membres de sa famille, des pressions des autorités locales ». Il est soutenu par la section safiote de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH). 

Privation des documents administratifs 

En juillet dernier, l’AMDH Safi publie un communiqué de soutien à ce journaliste d’investigation spécialisé dans le domaine de l’environnement. L’AMDH accuse les autorités locales de « harcèlement contre le journaliste, sa mère et ses trois frères ». 

Le journaliste et militant a attribué la raison de cette situation « à son activité de journaliste d’investigation et à ses écrits politiques, socio-économiques dans le domaine de l’environnement ». 

L’AMDH exprime sa solidarité « de principe et inconditionnelle avec Kharouai dans l’exercice de son droit légitime à sa liberté d’expression en tant que journaliste d’investigation, et en tant que militant politique et social dans le domaine de l’environnement ». L’AMDH refuse l’utilisation « de famille comme boucliers humains afin de limiter et réprimer son activité journalistique ». Elle invite aussi les autorités locales à donner à la famille du journaliste, notamment sa mère et ses frères, tous les documents administratifs légitimes et de respecter leurs droits civiques.

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