Ismail Lghazaoui : Récit d’une journée de liberté

Screenshot 2025 02 06 at 13.36.32

Ismail Lghazaoui, membre de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) au Maroc vient de retrouver sa liberté après deux mois de détention à la prison locale Oukacha à Casablanca. Ses premières déclarations. 

Reportage vidéo de Anass Laghnadi

C’est à 10h le 5 février que la bonne nouvelle est tombée ! Ses camarades au sein de BDS Maroc n’arrivent à y croire encore. Le verdict en appel du jeune militant le 5 février a a été réduit de 1 an à 4 mois de prison, dont deux mois avec sursis et une peine de 5000 dirhams d’amende maintenue. Il quitte la prison locale d’Oukacha vers 13h30. Lghazaoui est reçu par ses amis, sa famille et ses camarades. 

Au domicile familial de Lghazaoui, il est entouré de sa famille et ses amis venus l’accueillir pour cette première soirée en liberté.

A lire aussi : https://enass.ma/2025/01/08/bds-maroc-exige-la-liberation-dismail-lghazaoui/

Au domicile familial de Lghazaoui, il est entouré de sa famille et ses amis venus l’accueillir pour cette première soirée en liberté. Dans une déclaration pour le média ENASS.ma, Ismail Lghazaoui raconte les souffrances en prison et les conséquences de la privation de liberté. Il revient aussi sur le moment de joie qu’avait représenté la « victoire de la résistance que j’ai appris lors d’une plaidoirie d’un membre de ma défense à la Cour d’appel. C’était comme une libération pour moi, même si j’étais encore en prison. C’était une satisfaction malgré les sacrifices et les souffrances sur place », se confie-t-il au micro de ENASS.ma.   

« La victoire de la résistance que j’ai appris lors d’une plaidoirie d’un membre de ma défense à la Cour d’appel. C’était comme une libération pour moi, même si j’étais encore en prison ».

A lire aussi : https://enass.ma/2024/12/04/a-casablanca-le-proces-du-boycott-israelien/

Pour rappel, membre actif de l’initiative BDS au Maroc, Lghazaoui avait participé à un sit-in devant le port de Tanger Med pour protester contre l’accostage d’un navire suspecté de transporter des armes à destination d’Israël. 

Il a été condamné en première instance à Casablanca le 10 décembre 2024 à un an de prison ferme et à une amende de 5 000 dirhams marocains pour « incitation à commettre des crimes et délits par voie électronique ». 

À Lire aussi
  • Les refoulés de Sebta : Scènes de naufragés de la frontière européenne

    Après les refoulements opérés par les autorités espagnoles, des centaines de jeunes Marocains et de migrants subsahariens ont été transférés vers Tanger avant d'être renvoyés vers leurs villes d'origine. Reportage à la gare TGV de Tanger, où s'achève le rêve européen. Nous sommes le lundi 3 août. Il est 16 heures à la gare TGV…

    Reportages

  • « Se sentir Bnadem » : une lecture citoyenne des départs vers Bab Sebta

    Face aux images des départs vers Bab Sebta, la sociologue Leila Bouasria refuse la lecture rapide. La chercheuse avec un regard citoyen propose une lecture à la hauteur de cette lourde réalité, faite plus de questionnements que de certitudes. Tribune.  Leila Bouasria : Sociologue, Université Hassan II, Casablanca et chercheure associée au LADSIS Nous avons tous…

    Parti pris

  • À Sebta : 67 morts, un silence d’État

    Une nouvelle vague de hrig sans précédent a submergé Sebta cette semaine, laissant derrière elle un bilan macabre. Face à l'ampleur du drame, l'État marocain a fait un choix : celui du silence. Et voici la « saison 3 », avec son lot de drames, de mises en scène, de complots supposés, de répression, de…

    Edito

  • Inscrivez-vous à la Newsletter des Sans Voix 


    Contre l’info-obésité, la Newsletter des Sans Voix