La danse pour partager les récits de migration 

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En clôture de l’atelier de danse « Mouvement & migration », organisé par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, en partenariat avec l’Ecole nationale de Cirque Shems’y, une performance a été réalisée à l’école de Cirque Shems’y. Focus sur cette initiative. 

Cet atelier et cette performance sont réalisés dans le cadre de la campagne #StandUp4Migrants, lancée par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme. Elle vise à contribuer au changement de récit sur la migration, à faire écho aux voix des migrants et des communautés qui les accueillent ainsi que ceux qui défendent leurs droits. 

Migrer par la danse

« Nous pensons qu’il est urgent de remettre en question et de changer la façon dont nous parlons des migrants et de la migration ».

« Nous travaillons sur le discours positif sur la migration et dans ce sens on s’est dit d’utiliser la danse contemporaine pour exprimer par le mouvement les vécus de la migration de manière individuelle mais aussi collective »,nous explique, Solène Bourezma, du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme.

Pour sa part, Saïd El Haddaji, danseur et chorégraphe professionnel, ayant pris part à ce projet estime que « le voyage de chacun est unique, l’idée de cet atelier était de raconter et partager les récits de migration qui diffèrent d’une personne à l’autre par le mouvement et la danse. ».  

Nous travaillons sur le discours positif sur la migration et dans ce sens on s’est dit d’utiliser la danse contemporaine pour exprimer par le mouvement les vécus de la migration de manière individuelle mais aussi collective ».

Solène Bourezma, du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme.

Cette performance est le fruit d’un atelier de quatre jours visant à explorer la diversité des vécus de la migration par le mouvement et la danse et à mettre en exergue notre humanité commune. L’atelier a été modéré par trois danseurs et chorégraphes professionnels contemporains, Manon de Matauco, Saïd El Haddaji et Sanga Ouattara pour un groupe de personnes migrantes et autochtones ayant la danse comme passion commune. 

#StandUp4Migrants

#StandUp4Migrants est une campagne onusienne qui se définit comme suit : « Nous pensons qu’il est urgent de remettre en question et de changer la façon dont nous parlons des migrants et de la migration. Lorsque les migrants sont présentés sous un jour négatif, ils sont discriminés, exclus et déshumanisés. La façon dont nous parlons des migrants et de la migration – le récit – joue donc un rôle fondamental pour garantir l’égalité et les droits de l’homme des migrants », peut-on lire sur la page officielle de la campagne. 

L’atelier et la restitution s’inscrivent dans le cadre de la campagne #StandUp4Migrants visant à promouvoir des discours sur la migration fondés sur nos valeurs communes et à lutter contre les pratiques racistes, discriminatoires et xénophobes y compris à l’encontre des personnes d’ascendance africaine.

« Nous avons besoin d’histoires qui nous montrent que les valeurs que nous partageons sont plus fortes que les étiquettes qui cherchent à nous diviser. Des histoires qui brossent un tableau plein d’espoir de notre avenir commun »,Volker Türk, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme.

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