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L’OIM face aux contradictions de la gouvernance migratoire

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Le rapport annuel 2025 de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) présente une organisation devenue centrale dans la gouvernance internationale des migrations, à travers ses interventions humanitaires, l’accompagnement des retours, la réintégration, la gestion des déplacements et le soutien aux politiques migratoires des États. Partie I

Protéger les personnes ou gérer les mobilités ? Une lecture depuis le Sud

Le rapport met en évidence trois grandes orientations :

  • La protection humanitaire : répondre aux besoins des personnes en situation de mobilité et des populations déplacées.
  • La gestion des migrations : renforcer les systèmes administratifs, les voies régulières et les dispositifs de retour.
  • Le développement institutionnel : consolider les partenariats, les données migratoires et les capacités des États.

Cependant, le rapport rend surtout compte de l’ampleur des opérations et des résultats déclarés par l’Organisation. Ces données ne suffisent pas, à elles seules, à mesurer les effets durables des interventions sur les droits, l’autonomie et les conditions de vie des personnes migrantes.

Les cinq insights majeurs

1 : La tension entre protection et contrôle

L’OIM intervient à la fois dans l’assistance humanitaire et dans des dispositifs de gestion des retours et de contrôle des mobilités. Ces missions peuvent se compléter, mais aussi entrer en tension lorsque les priorités des États divergent des besoins ou des choix des personnes.

Question critique : qui prime lorsque la protection des droits entre en conflit avec l’objectif de maîtrise des flux migratoires ?

2 :Le retour administratif n’est pas la réintégration durable

Un retour effectué et un service fourni constituent des résultats opérationnels. Ils ne prouvent pas nécessairement que la personne a retrouvé un emploi stable, des revenus suffisants ou des conditions de vie satisfaisantes.

Question critique : que deviennent les personnes six mois, un an ou trois ans après leur retour ?

3 : Le financement est aussi un rapport de pouvoir

La dépendance aux financements affectés peut influencer les priorités opérationnelles, les territoires d’intervention et les programmes soutenus. Cela ne prouve pas que les bailleurs dictent les décisions, mais justifie d’examiner leurs effets sur l’autonomie institutionnelle.

Question critique : les priorités financées correspondent-elles toujours aux besoins les plus urgents des populations ?

4 :Les acteurs du Sud ne doivent pas rester de simples exécutants

La présence de partenaires nationaux et de la société civile ne garantit pas qu’ils participent réellement à la définition des politiques. Il faut distinguer l’exécution des programmes, la consultation et le pouvoir de décision.

Question critique : les organisations locales disposent-elles de ressources autonomes et d’un véritable pouvoir d’influence ?

5:Les données ne sont jamais entièrement neutres

Les statistiques migratoires permettent de mieux identifier les besoins, mais les catégories et les méthodes utilisées déterminent également ce qui devient visible. Une approche centrée sur les volumes et les déplacements ne suffit pas à expliquer les rapports de pouvoir ou les trajectoires individuelles.

Question critique : qui produit les données, qui les contrôle et quelles décisions permettent-elles de prendre ?

L’efficacité de l’action migratoire suffit-elle à mesurer sa légitimité ?

Le Rapport annuel 2025 de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), présenté au Conseil de l’Organisation en mai 2026, constitue un document important pour comprendre les transformations contemporaines de la gouvernance migratoire. Il rend compte des opérations humanitaires, des dispositifs de retour et de réintégration, des programmes de mobilité régulière, de la gestion des déplacements et des réformes internes de l’institution.

L’OIM y met en avant une capacité opérationnelle considérable : 17,8 millions de personnes auraient bénéficié de ses activités dans 170 pays et territoires en 2025. L’Organisation souligne également son rôle dans l’assistance humanitaire, la recherche de solutions aux déplacements, la facilitation des voies régulières de migration et le renforcement des capacités des États.

Ces résultats témoignent de l’importance de l’OIM dans le système international de gestion des migrations. Toutefois, un rapport institutionnel ne peut être lu uniquement à travers les résultats qu’il revendique : il doit également être interrogé sur les catégories qu’il mobilise, les priorités qu’il privilégie, les rapports de pouvoir qu’il rend visibles ou invisibles et les critères à partir desquels il définit la réussite de son action.

A lire aussi : Violences contre les migrants à Sebta : Attac interpelle Rabat et Madrid

C’est dans cette perspective que se situe une lecture critique depuis le Sud. Il ne s’agit ni de nier l’utilité de l’action humanitaire de l’OIM ni de réduire l’ensemble de ses interventions à une politique de contrôle migratoire. Il s’agit plutôt d’examiner les tensions qui traversent son mandat, entre protection des personnes, gestion des mobilités, intérêts des États et contraintes du système international de financement.

La question centrale est la suivante : dans quelle mesure l’OIM contribue-t-elle à protéger les personnes en situation de mobilité tout en participant à un système de gouvernance qui tend à organiser, sélectionner et contenir leurs déplacements ?

Note méthodologique : cette analyse porte sur le rapport annuel institutionnel C/117/4 de l’OIM pour 2025. Elle distingue les résultats déclarés par l’Organisation de leur interprétation critique. Les réserves relatives aux indicateurs signalent des limites d’évaluation ou des questions à approfondir ; elles ne constituent pas, en elles-mêmes, la preuve d’irrégularités ou d’échecs des programmes.

1. Un rapport de résultats qui renseigne davantage sur l’activité de l’OIM que sur ses effets sociaux

Le rapport annuel de l’OIM est un exercice de reddition de comptes institutionnelle. Il vise à présenter les activités réalisées, les ressources mobilisées, les partenariats développés et les résultats obtenus au regard des objectifs stratégiques de l’Organisation.

Cette fonction est légitime. Une institution internationale doit rendre compte de son action à ses États membres, à ses bailleurs de fonds et aux populations auxquelles elle apporte une assistance.

Cependant, il faut distinguer trois niveaux d’évaluation :

  • Les réalisations : combien de personnes ont reçu une assistance, combien de programmes ont été conduits et combien d’institutions ont été accompagnées ?
  • Les effets : dans quelle mesure ces interventions ont-elles amélioré durablement les conditions de vie des personnes concernées ?
  • Les transformations structurelles : ont-elles contribué à réduire les facteurs de vulnérabilité, les inégalités de mobilité et les situations de dépendance ?

Le rapport fournit de nombreux éléments sur le premier niveau. Il donne également des indications sur certains effets, mais ceux-ci sont plus difficiles à apprécier à partir des seuls résultats agrégés.

Le chiffre de 17,8 millions de bénéficiaires, par exemple, témoigne de l’ampleur de l’intervention de l’OIM. Il ne permet toutefois pas, à lui seul, de déterminer la qualité de l’assistance, sa durée, son adéquation aux besoins ou ses conséquences à long terme.

Il convient également de préciser que le nombre de bénéficiaires ne correspond pas nécessairement à autant de personnes distinctes ayant bénéficié d’une amélioration durable de leur situation. La portée exacte de l’indicateur dépend de ses règles de comptabilisation.

La question méthodologique est donc essentielle : l’activité institutionnelle est-elle utilisée comme indicateur de transformation sociale, alors qu’elle ne constitue qu’une mesure partielle de celle-ci ?

Du point de vue d’un chercheur du Sud, cette distinction est particulièrement importante. Les populations concernées ne peuvent être réduites à des unités statistiques ou à des bénéficiaires de programmes. Elles vivent des trajectoires inscrites dans des contextes économiques, politiques, familiaux et territoriaux qui dépassent largement la durée des projets. Une évaluation plus approfondie devrait donc compléter les données opérationnelles par des enquêtes longitudinales, des témoignages et une analyse des effets différenciés des interventions.

2. La tension entre protection des migrants et gestion des mobilités

Le rapport présente trois grands objectifs stratégiques : sauver des vies et protéger les personnes en situation de mobilité, trouver des solutions aux déplacements et faciliter les voies de migration régulières. Cette architecture traduit une volonté de concilier les impératifs humanitaires, les besoins de développement et la gestion des migrations.

Mais cette combinaison n’est pas politiquement neutre. La protection des personnes peut nécessiter une assistance médicale, un hébergement, un accompagnement juridique ou une aide à la reconstruction après un déplacement. La gestion des migrations peut, quant à elle, inclure le renforcement des contrôles frontaliers, l’organisation des retours, la réadmission et l’amélioration des capacités administratives des États.

Ces interventions ne sont pas nécessairement contradictoires. Le contrôle des frontières peut, dans certaines circonstances, s’accompagner de dispositifs de sauvetage et de protection. De même, le retour peut répondre à une demande réelle de la personne concernée.

Cependant, les objectifs de protection et de maîtrise des mobilités peuvent entrer en tension lorsque les priorités politiques des États privilégient la réduction des départs, l’accélération des retours ou la prévention des arrivées irrégulières.

Le rapport indique lui-même que l’OIM intervient dans un contexte de pressions politiques croissantes en faveur de retours plus rapides et plus efficaces.

Cette mention révèle une contradiction fondamentale de la gouvernance migratoire contemporaine : les mêmes dispositifs institutionnels peuvent être mobilisés pour protéger les personnes et pour rendre les mobilités plus prévisibles et plus contrôlables.

Il serait donc insuffisant d’évaluer une intervention uniquement à partir de son objectif officiellement affiché. Il faut également examiner ses conditions concrètes de mise en œuvre et ses effets sur les possibilités de choix des personnes.

La question critique n’est pas de savoir si l’OIM protège ou contrôle les migrations, mais comment ces deux fonctions s’articulent, dans quelles circonstances elles entrent en conflit et quelles garanties permettent de faire prévaloir les droits des personnes.

3. Le retour « volontaire » : entre choix individuel et contraintes structurelles

Le rapport accorde une place importante aux programmes d’aide au retour volontaire et à la réintégration. En 2025, plus de 81 785 migrants ont bénéficié de programmes d’aide au retour volontaire et à la réintégration ou d’autres voies de retour. L’OIM indique également que 81 252 migrants de retour ont reçu des services de réintégration dans 138 pays. Parmi les 516 personnes interrogées sur ces services, 92 % se sont déclarées satisfaites.

Ces données témoignent de l’existence d’un dispositif opérationnel étendu. Elles ne suffisent cependant pas à établir que les retours concernés résultent systématiquement d’un choix pleinement libre, ni que la réintégration a été durable. Le terme « volontaire » doit être interrogé à partir des conditions dans lesquelles la décision de rentrer est prise. Une personne peut accepter un retour parce qu’elle souhaite retrouver sa famille, reprendre une activité dans son pays ou

mettre fin à une expérience migratoire difficile. Mais elle peut aussi choisir cette option dans un contexte de précarité administrative, d’absence de perspectives de régularisation, de difficultés économiques ou de risque d’éloignement forcé. Ces situations ne sont pas équivalentes.

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La décision individuelle ne peut être comprise indépendamment des alternatives réellement accessibles. Le consentement au retour doit donc être apprécié non seulement à partir de l’accord formel de la personne, mais aussi au regard des contraintes qui structurent son choix.

Une limite importante des indicateurs de satisfaction

Le taux de satisfaction de 92 % doit être interprété avec prudence. Il repose sur les réponses de 516 personnes, alors que le rapport fait état de dizaines de milliers de bénéficiaires des services de réintégration. Sans informations supplémentaires sur la méthode d’échantillonnage, le taux de réponse, les profils des personnes interrogées et les conditions de l’enquête, il est difficile d’établir dans quelle mesure ce résultat représente l’ensemble des bénéficiaires.

Il faut également distinguer la satisfaction à l’égard d’un service et la réussite de la réintégration. Une personne peut être satisfaite de l’accueil, de l’aide financière ou de l’accompagnement administratif reçu, tout en rencontrant ensuite des difficultés pour trouver un emploi, accéder au logement ou reconstruire une activité économique.

La réintégration ne se mesure pas uniquement au moment de la prestation. Elle doit être évaluée dans la durée.

Une approche plus exigeante devrait ainsi examiner les revenus après le retour, la stabilité de l’emploi, l’endettement, l’accès aux services publics, la situation psychosociale et les possibilités de reconstruire un projet de vie.

Le retour peut être administrativement réussi sans être socialement durable. Cette distinction devrait occuper une place centrale dans toute évaluation des politiques de retour.

4. La réintégration : une responsabilité individuelle face à des contraintes structurelles

Le rapport présente la réintégration comme un processus multidimensionnel, qui doit tenir compte des dimensions économiques, sociales et psychosociales, aux niveaux individuel, communautaire et structurel.

Cette approche constitue un apport important. Elle reconnaît implicitement que le retour ne se limite pas à un déplacement géographique et que la reconstruction d’une vie exige un accompagnement dépassant l’aide immédiate.

Cependant, une difficulté demeure : les programmes de réintégration peuvent-ils compenser, à eux seuls, les problèmes structurels des pays de retour ?

Dans plusieurs contextes, les difficultés rencontrées par les personnes de retour sont liées à des facteurs qui dépassent leur trajectoire migratoire : chômage, faiblesse des services publics, inégalités territoriales, difficultés d’accès au crédit, précarité du marché du travail ou insuffisance des infrastructures.

Une formation professionnelle ou une aide à la création d’une microentreprise peut être utile. Mais son efficacité dépend de l’existence d’un environnement économique permettant à l’activité de se maintenir.

Le risque serait alors de transformer un problème structurel en problème individuel : la personne serait considérée comme responsable de sa réintégration, alors que les conditions économiques et sociales nécessaires à cette réintégration ne sont pas réunies.

Une perspective du Sud invite donc à déplacer la question : au-delà de la capacité des migrants à se réinsérer, il faut interroger la capacité des politiques publiques à créer des conditions collectives d’insertion.

Cela suppose de relier les programmes de retour aux politiques d’emploi, de protection sociale, de développement territorial et de services publics.

La réintégration durable ne peut être uniquement une prestation destinée à un individu. Elle doit également être pensée comme une politique de développement bénéficiant aux communautés d’origine.

5. La gouvernance des migrations : une asymétrie entre les États et les personnes mobiles

Le rapport met en avant le renforcement des capacités des gouvernements, l’amélioration des systèmes de retour et de réadmission, la numérisation des procédures et la coopération interétatique.

Ces actions peuvent améliorer la prévisibilité administrative et faciliter la coordination entre les institutions. Elles soulèvent toutefois une question politique : qui définit les objectifs de la gouvernance migratoire et quelle place est accordée aux personnes directement concernées ?

Les États disposent de moyens juridiques, diplomatiques et administratifs pour négocier les accords, définir les conditions d’entrée et de séjour et organiser les retours. Les migrants, quant à eux, disposent rarement d’une capacité comparable à peser sur les règles qui déterminent leur mobilité.

Cette asymétrie est renforcée lorsque les dispositifs sont conçus principalement à travers des accords entre États et des programmes institutionnels.

Le rapport insiste sur les partenariats avec les gouvernements, les institutions internationales, la société civile et le secteur privé. Mais la mention de partenariats ne permet pas, à elle seule, de déterminer le degré réel de participation des personnes migrantes à la définition des politiques.

Il faudrait notamment examiner :

  • La place des associations de migrants dans la conception des programmes.
  • La participation des organisations syndicales et des acteurs locaux.
  • L’existence de mécanismes de plainte accessibles et indépendants.
  • La capacité des bénéficiaires à contester une décision ou à demander réparation.
  • La prise en compte des besoins exprimés par les personnes concernées dans l’évaluation des interventions.

Une gouvernance migratoire ne devient pas inclusive simplement parce qu’elle consulte plusieurs catégories d’acteurs. Elle doit aussi leur donner une capacité réelle d’influence.

Dans cette perspective, les migrants ne devraient pas être considérés uniquement comme les destinataires de politiques élaborées ailleurs, mais comme des acteurs politiques et sociaux disposant d’une expertise issue de leur propre expérience.

6. L’économie politique de l’aide : qui finance, qui décide et qui définit les priorités ?

Le rapport souligne que l’OIM a disposé en 2025 d’un portefeuille mondial de 2,95 milliards de dollars. Il décrit également une baisse importante des ressources disponibles, qui a conduit à des licenciements, à la réduction de certains projets et à des restructurations internes.

L’Organisation indique que seulement 6 % des postes étaient couverts par le financement de base en 2025. Elle a par ailleurs lancé une campagne destinée à renforcer sa résilience financière.

Ces éléments ne sont pas secondaires. Ils permettent de comprendre les conditions matérielles dans lesquelles l’OIM définit et met en œuvre ses priorités.

Une organisation internationale dont les activités dépendent largement de financements affectés à des projets doit composer avec les orientations des bailleurs. Ceux-ci peuvent privilégier certains espaces géographiques, certaines catégories de bénéficiaires ou certains objectifs politiques.

Cela ne signifie pas automatiquement que les programmes de l’OIM sont dictés par les bailleurs, ni que les financements affectés conduisent nécessairement à des interventions inadaptées. Mais cette structure financière constitue un facteur institutionnel qu’une analyse critique doit prendre en compte.

La question est celle de l’autonomie de l’action humanitaire et migratoire.

Lorsque les financements sont orientés vers des objectifs précis, les besoins les plus urgents des populations ne correspondent pas toujours aux priorités les mieux financées. Certaines interventions peuvent être privilégiées parce qu’elles s’inscrivent dans les stratégies des États ou des partenaires financiers, tandis que d’autres restent insuffisamment couvertes.

La réduction des financements peut également fragiliser les organisations locales qui assurent une partie importante du travail de terrain.

Une lecture depuis le Sud doit donc examiner non seulement le volume des ressources mobilisées, mais aussi leur origine, leurs conditions d’affectation et leur répartition entre les acteurs internationaux et nationaux.

Elle doit également interroger la capacité des institutions locales à définir leurs propres priorités plutôt que de se limiter à la mise en œuvre de programmes conçus à l’extérieur.

La question du financement est ainsi une question de pouvoir : celui qui finance dispose souvent d’une capacité importante à orienter ce qui sera considéré comme un problème prioritaire et comme une solution acceptable.

Quelques chiffres structurent le bilan présenté par l’Organisation :

17,8 M Personnes ayant bénéficié des activités de l’OIM
170 Pays et territoires couverts
2,95 Md $ Portefeuille mondial en 2025
81 785 Migrants concernés par des programm
es de retour et de réintégration ou d’autres voies de retour
Source : rapport annuel 2025 de l’OIM, tel que présenté dans l’analyse précédente.  

A suivre….

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