Migrant-e-s disparus : Etat d’une lutte pour la vérité

Dossier enass

La mer Méditerranée est la frontière la plus meurtrière au monde. Entre 2014 et 2024, plus de 30 000 personnes en migration y sont décédées ou disparues lors d’une traversée vers l’Europe.  Des acteurs refusent cette catastrophe silencieuse. Voici leur récit.

Par Imane Bellamine et Anass Laghnadi

Familles de disparus, spécialistes de la médecine légale, activistes et universitaires appellent à renforcer les secours et l’identification des corps des personnes disparus. Dans ce nouveau « Document ENASS », six intervenants issus de trois continents reviennent sur le drame de la disparition en mer lors de tentative de migration. 

Mercedes Salado Puerto de Forensic Anthropology Team en Argentine dialogue avec Abdellah Dami, Professeur de médecine légale à la Faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech sur le rôle de la médecine légale et la recherche pour assurer la vérité aux familles.  

Fatima, mère d’un migrant disparu en mer du Maroc raconte son calvaire en écho à celui doublement vécu par Jalila El Khenissi, mère de deux jeunes migrants morts en mer depuis la Tunisie.

Furri Filippo, chercheur et fellow à l’Institut Convergences Migration, Italie et expert sur ces questions porte son regard analytique sur cette catastrophe humaine. Tandis que Tarek Barhane du Comité 3 Octobre en Italie rappelle les luttes menées en Italie autour de ce dossier. 

Pour rappel, cette vidéo a été réalisée en marge de la « Rencontre régionale sur la migration et la disparition des personnes migrantes en cours de migration en Méditerranée », tenue les 22- 23 juin 2024 à Rabat, organisée par EuroMed Droits. Nos remerciements à l’ensemble des intervenant-e-s et à EuroMed Droits pour l’accueil et la facilitation de notre travail. 

À Lire aussi
  • À Bab Sebta, « je cherche mon fils disparu »

    À Bab Diouna, poste-frontière entre Fnideq et Sebta occupée, des familles attendent depuis des jours des nouvelles de leurs enfants portés disparus lors des tentatives de franchissement des 27, 30 et 31 juillet 2026. Parmi elles, Mohamed Rehali, venu de Kelaât Sraghna, cherche son fils Abdelfattah, disparu dans l'eau sous les yeux de son ami.…

    Récits

  • De Casablanca à Sebta : le récit d’un étudiant devenu harag

    Étudiant en gestion à Casablanca, Fayçal* a tenté cinq fois de rejoindre l'Europe. Il raconte sa traversée à la nage jusqu'à Ceuta, sa fuite à pied de 66 km, et l'attente sans fin d'une opération médicale que le Maroc ne lui a jamais accordée. Au quartier Los Rosales à Sebta occupée, des centaines de jeunes…

    صورة معدلة بالذكاء الاصطناعي

    Récits

  • Sebta : Après l’exode, les arrestations et les disparitions 

    Réunies en point de presse le 7 août à Rabat, l'AMDH et la Coordination européenne pour les droits humains au Maroc dénoncent un bilan humain du drame de Sebta bien plus lourd que les chiffres officiels, entre corps disparus, familles sans nouvelles et arrestations en série. « Une crise d'État, un échec des politiques »…

    Actualités

  • Inscrivez-vous à la Newsletter des Sans Voix 


    Contre l’info-obésité, la Newsletter des Sans Voix