Migrations : MOVIDA fête ses dix ans de Recherches

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Laboratoire international mixte (LMI) Mobilités, Voyages, Innovations et Dynamiques dans les Afriques méditerranéenne et subsaharienne (MOVIDA) a fait le bilan de ses dix années de recherches et d’engagement. Focus sur ce projet inédit.

« Retours d’expériences, transmissions, devenirs et incertitudes autour des migrations africaines », était le thème de ce colloque. 

« Retours d’expériences, transmissions, devenirs et incertitudes autour des migrations africaines », était le thème de ce colloque final du LMI-MOVIDA tenu du 3-5 novembre 2025 à Rabat. L’équipe de chercheurs venus de pays européens et d’autres pays africains s’est appuyé sur le partenariat avec l’Université internationale de Rabat (UIR) et son Center for global studies (CGS), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger). 

Recherche, formation et échanges

« Cette aventure académique et humaine s’est déroulée sur fond de collaborations entre chercheur.es de disciplines et d’horizons divers, et de partenariats avec des acteurs institutionnels, de la société civile ainsi qu’avec des journalistes

Le LMI-MOVIDA est porté par deux chercheurs, Sophie Bava, Socio-anthropologue à l’IRD en France et Harouna Mounkaila, géographe à l’Université Abdou Moumouni de Niamey au Niger. Lors de mots d’introduction, ils ont rappelé le bilan qualitatif et quantitatif de ce programme de recherche ainsi que « les diverses activités favoriseront un échange riche et multidimensionnel entre chercheur.es, praticien.nes, artistes et autres participant.es ». Ce programme a aussi ouvert de nouvelles perspectives pour l’avenir des études sur les migrations africaines.

« Le LMI MOVIDA arrive au terme de son programme à la fin de 2025. Cette aventure académique et humaine s’est déroulée sur fond de collaborations entre chercheur.es de disciplines et d’horizons divers, et de partenariats avec des acteurs institutionnels, de la société civile ainsi qu’avec des journalistes qui ont contribué à nourrir les recherches et réflexions », insistent les organisateurs. 

Le LMI MOVIDA a permis d’aborder « les grandes thématiques qui ont fait l’objet de réflexions et de nombreuses activités scientifiques dans plusieurs pays (écoles doctorales, revue Afrique(s) en Mouvement, ateliers, séminaires, projets de recherche, terrains partagés) et suscité de nombreuses productions (articles, ouvrages, émission de radio et de télévision, podcasts, évènements scientifiques divers) », poursuivent les chercheurs. Le LMI MOVIDA a été aussi l’occasion pour de jeunes chercheur.es d’être formé.es, ainsi que des échanges avec les acteurs des médias et des mondes associatifs. Ces équipes mixtes ont participé à cette aventure et ils ont proposé un bilan de toutes les recherches et ateliers menés autour des trois grandes thématiques : Axe 1 – Parcours de vie, recompositions sociales et religieuses ; Axe 2- Mobilités africaines, afropolitanisme et villes mondialisées ; Axe 3- Politiques migratoires, citoyennetés et fabriques du droit.

Le LMI MOVIDA a été un espace rare de dialogue avec les journalistes, les activistes, les politiques, les membres d’ONG, et les artistes lors de divers ateliers et via sa plateforme en ligne (https://movida.hypotheses.org/), MOVIDA a fait en sorte que les résultats issus des recherches appuient les prises de décisions politiques et citoyennes.

Ce programme de recherche s’est fait en partenariat aussi avec l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal) ; IPAR (Sénégal) ; Université Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso), Institut Al Mowafaqa, Fondation Hiba, Institut Convergences Migrations (ICM), Centre Jacques Berque (CJB), Fondation Heinrich Böll.

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