Refoulement illégal en Espagne, Caminando Fronteras exige une enquête judiciaire

MAleno Helena

ElDefensor del Pueblo en Espagne vient de livrer ses premières conclusions sur le drame de Nador-Melilla. Première réaction de Helena Maleno Garzon, membre fondatrice de Caminando Fronteras. 

Helena Maleno Garzon, membre fondatrice de Caminando Fronteras. 

Le médiateur espagnol a présenté ses premières conclusions sur ce qui s’est passé le 24 juin. « Après avoir analysé la documentation reçue par le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et de la Migration, l’institution conclut que 470 personnes ont été refoulées à la frontière sans tenir compte des dispositions légales tant nationales qu’internationales », c’est la principale information à retenir du communiqué de presse de cette institution. Dans une déclaration à ENASS, l’activiste a expliqué que cette déclaration de EL Defensor del Pueblo n’est pas surprenante «on n’était pas surpris parce que c’est une situation qu’on connaît déjà par les déclarations des témoins et par les images mais il faut aller un peu plus loin, quelles étaient les conséquences de cette dévolution». Et d’ajouter :« il y a des personnes malades qui ont été refoulées, est ce que ces personnes malades font partie des victimes. qu’est ce qui s’est passé avec ces mineurs qui ont été refoulé à chaud à la frontière de Nador et aussi celle de l’Algérie?» se demande Helena Maleno.

« Il y a toujours des déclarations mais jamais des enquêtes judiciaires prises au sérieux qui nous amènent à connaître les vrais responsables».

Helena Maleno Garzon, membre fondatrice de Caminando Fronteras. 

Pour la cofondatrice de Caminando Fronteras c’est un bon pas puisque c’est une déclaration d’une institution et ça sert à la réparation mais «Il faut savoir que El Defensor del Pueblo ne font que des recommandations et il faut faire un pas en avant et aller à la justice s’ils ont constaté qu’il y a des choses illégales qui se font par l’Etat espagnol, il faut dénoncer à la justice ces violations des droits de l’homme».

« Ce qui se passe dans ce genre de cas c’est qu’il y  a toujours des déclarations mais jamais des enquêtes judiciaires prises au sérieux et qui nous amènent à connaître les vrais responsables pour donner une véritable réponse aux victimes», conclut, Helena Maleno.

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