Sion Assidon, le dernier entretien : « La Palestine, un destin historique du Machrek et du Maghreb » 

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La chercheuse indépendante Samia Moucharik a entamé entretien au long cours avec le militant et grande figure de la lutte pour les droits du peuple palestinien, feu Sion Assidon, et ce, un an avant sa disparition tragique. Entretien réalisé le 4 août 2024 à Mohammedia. Partie 1*

| Par Samia Moucharik

L’accueil réservé au moment historique ouvert par Tufan Al-Aqsa

La Palestine comme principale expression d’un même destin historique entre les Peuples du Machrek et du Maghreb. 


Sion Assidon : « Loin d’être exceptionnelle, ma position immédiate à propos de l’opération Tufan Al-Aqsa, rejoint la réception dominante qui l’a accueillie au Maroc : elle nous est apparue comme une formidable initiative militaro-politique qui a remis les pendules à l’heure.

Autrement dit, Tufan Al-Aqsa constitue une « réentrée » ou un retour de la Palestine aux premières loges de l’Histoire régionale et mondiale.

Cette remise à l’heure intervient après de longues années où la Palestine se trouvait dans une position extrêmement difficile, au point de faire l’objet, à l’échelon international, d’un enterrement de première classe. Cette impression première a été largement confirmée depuis : la question palestinienne a réémergé sur la scène de la Palestine elle-même, mais aussi de la région et du monde. Les intentions politiques de Tufan Al Aqsa ont été suffisamment claires pour être assez rapidement comprises. Si, comme certains ont pu l’avancer, la visée a été de contrarier sévèrement le projet de l’Arabie Saoudite de « normaliser » – pour reprendre un terme peu convaincant à mes oreilles, mais largement usité – à son tour avec Israël, elle apparaît davantage comme un effet secondaire, au regard de l’objectif prioritaire de la Résistance qui a été de replacer au centre la question de la libération de la Palestine. Autrement dit, Tufan Al-Aqsa constitue une « réentrée » ou un retour de la Palestine aux premières loges de l’Histoire régionale et mondiale. Une adhésion enthousiaste a été de mise de manière unanime au sein du mouvement de soutien au Maroc. Cette unanimité repose, entre autres, sur la légitimité conférée à la Résistance armée, qui n’est nullement un point de discussion. Cet unanimisme au rendez-vous est aux antipodes de l’accueil fait, en décembre 2020, aux Accords d’Abraham au sein du mouvement tel qu’il se présentait alors.

Cette remise à l’heure intervient après de longues années où la Palestine se trouvait dans une position extrêmement difficile, au point de faire l’objet, à l’échelon international, d’un enterrement de première classe.

La rupture précédente concernant le Maroc : lesdits Accords d’Abraham

Sion Assidon : « Pour saisir justement les enjeux qui traversent actuellement le mouvement de soutien à la Palestine au Maroc, il est nécessaire de revenir sur les fractures occasionnées par la signature de ces fameux accords. Elles ont été dictées par la proximité organique et/ou idéologique avec le Parti de la Justice et du Développement (PJD), le parti même qui a signé de sa main les accords, au nom du gouvernement qu’il dirigeait alors. Ainsi, la Coalition marocaine pour la Palestine et de lutte contre la normalisation (Coalition) qui existait jusque-là, composée de partis, de syndicats et d’associations, a périclité sur l’exigence faite de dénoncer la signature des accords en échange de la mention de la question du Sahara occidentale, revêtant un caractère clivant au sein de la Coalition. Dès lors que le régime a annoncé en grande pompe la signature des Accords d’Abraham, tous les canaux de propagande ont déversé l’idée selon laquelle ils avaient été conclus en vue de renforcer la position politique du Maroc concernant le Sahara. C’est au nom de cette équation que le PJD a commis l’erreur politique monumentale d’accepter d’être l’instrument de cette opération politico-militaire. Il faut bien reconnaître que cette propagande a reçu un certain écho auprès de franges de l’opinion publique marocaine. La première initiative lancée pour marquer notre protestation a été d’appeler à un rassemblement en décembre 2020. Elle s’est heurtée à un quadrillage absolument incroyable de la ville de Rabat, assuré par des milliers de membres des forces de l’ordre, y compris de la gare à proximité, empêchant tous les voyageurs de descendre de leur train. Seulement trois personnes1 ont pu passer à travers les filets pour débuter une marche de protestation improvisée, alors que nous avions appelé à un sit-in. Les responsables des forces ont exercé une énorme pression sur les personnes présentes afin qu’elles évacuent les lieux. Tandis qu’ils étaient poussés par les policiers qui ne voulaient pas moins que leur retirer leur keffieh, les trois manifestants ont commencé à marcher majestueusement, le tout sous les yeux de la presse et des caméras. 

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Dès lors que le régime a annoncé en grande pompe la signature des Accords d’Abraham, tous les canaux de propagande ont déversé l’idée selon laquelle ils avaient été conclus en vue de renforcer la position politique du Maroc concernant le Sahara.

La création du Front de soutien à la Palestine et contre la normalisation

Il est possible d’admettre l’existence d’une certaine « positivité » à ces accords d’Abraham en ce qu’ils ont permis une clarification et une plus grande homogénéité du mouvement de soutien à la Palestine au Maroc, et cela par le biais de lignes de démarcation tranchées.

Sion Assidon : « A la suite de cette première manifestation, s’est tenue une réunion de la Coalition qui a servi de clarification dans la mesure où les organisations qui avaient souscrit aux Accords d’Abraham n’y sont pas venues. La création d’une nouvelle structure a nécessité du temps, notamment celui de la mise en place d’une plateforme, dont était justement dépourvue la Coalition, qui relevait, quant à elle, davantage d’une adhésion spontanée. Dans ce texte de référence clair, figure la condamnation des Accords d’Abraham comme condition sine qua non à l’adhésion. C’est donc sur ses décombres qu’a vu le jour une structure plus pérenne et plus homogène en terme idéologique concernant la Palestine. Il est possible d’admettre l’existence d’une certaine « positivité » à ces accords d’Abraham en ce qu’ils ont permis une clarification et une plus grande homogénéité du mouvement de soutien à la Palestine au Maroc, et cela par le biais de lignes de démarcation tranchées. La création du Front de soutien à la Palestine et contre la normalisation a nécessité un grand nombre de réunions, qui se sont tenues entre décembre 2020 et février 2021, en vue d’établir la plateforme qui a été signée par une quinzaine d’instances.

Nous nous considérons appartenir au même camp, et de ce fait, nous sommes concernés au premier chef par ce qui arrive à l’un de nous. Nous ne sommes pas des Latino-Américains ni des Asiatiques, mais nous appartenons à ce que nous nommons depuis longtemps les « Peuples arabes et maghrébins »

Elle se constitue, outre des associations de soutien à la Palestine, comme le mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) Maroc, d’une myriade d’associations de droits humains qui y ont adhéré séparément, à l’instar de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), ou au sein de la Coalition marocaine des associations de droits de l’Homme, au nombre de 21. Les tendances politiques représentées sont, parmi d’autres, ladite « Nouvelle gauche », comme La Voie démocratique qui revendique une filiation avec Ila Al Amame, la Fédération de la Gauche Démocratique, le Parti Socialiste Unifié, et les tendances islamistes autour de Al Adl Wal Ihsane, (Justice et Bienfaisance) et les associations qui lui sont liées. Parmi les syndicats, la Confédération Démocratique du Travail (CDT) ainsi qu’un certain nombre de syndicats, notamment de l’agriculture et de l’enseignement. C’est ainsi qu’est né le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation (Front). S’ajoute la création de sections locales afin de mieux agir à l’échelle d’une ville. Le choix du nom a été mûrement réfléchi. Le mot retenu en arabe et traduit dans le nom officiel par « soutien » s’écarte résolument de celui de « solidarité », qui suppose une certaine extériorité, tandis que « soutien » se veut de nature mutuelle. Pour ma part, ma préférence va pour le mot en français d’« appui ». En définitive, nous nous considérons appartenir au même camp, et de ce fait, nous sommes concernés au premier chef par ce qui arrive à l’un de nous. Nous ne sommes pas des Latino-Américains ni des Asiatiques, mais nous appartenons à ce que nous nommons depuis longtemps les « Peuples arabes et maghrébins » – tout en étant de l’Afrique, avec cette position particulière à ne pas oublier. Il s’agit de respecter l’importance accordée dans notre région à l’identité amazigh, tout en tenant compte du fait que les gens et les peuples y affirment leur identité également par leur soutien à la Palestine. Quant à moi, j’utilise la dénomination conjointe de « Machrek » et de « Maghreb » car elle réaffirme le partage du destin historique entre les « Peuples du Machrek et du Maghreb », et cela, sans tracer de ligne de démarcation. Je préfère parler d’un destin historique commun à l’ensemble de ces peuples, qui se signale incontestablement lorsqu’ils se lèvent comme un seul homme dès qu’il est question de Palestine.

Le Front a alors affronté ce que nous avons nommé un « Tsunami de la normalisation » tant nous étions submergés par le nombre ahurissant d’initiatives et d’accords de coopération contractés entre les autorités marocaines et l’entité sioniste.

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Je me répète : à mes yeux, la Palestine est la principale expression de l’affirmation de ce destin commun. Quant à la mention de la « normalisation » dans le nom que nous nous sommes choisi, elle permet d’insister sur le point qu’il ne s’agit pas d’une simple opposition à son existence, mais qu’elle fait bien l’objet de notre part d’une véritable lutte en vue de l’abattre. Le Front a alors affronté ce que nous avons nommé un « Tsunami de la normalisation » tant nous étions submergés par le nombre ahurissant d’initiatives et d’accords de coopération contractés entre les autorités marocaines et l’entité sioniste. Et cela sur tous les plans, comme par exemple, des accords de coopération universitaire ou relative à la navigation aérienne. A quoi il faut ajouter les visites quotidiennes fortement médiatisées de la part de responsables d’entreprises privées, de représentants d’associations patronales ou de ministres, dont celle du ministre de la Défense venu signer un accord de coopération militaire en novembre 2021. A ma connaissance, cet accord est un cas quasi unique parmi les pays arabes. Il n’en existe pas d’équivalent avec l’Egypte ni la Jordanie. Quant aux Emirats arabes unis, je juge que les enjeux historiques et politiques sont d’un tout autre acabit, bien moindre, tant cette principauté politique, créée par le colonialisme, est artificielle. Par ailleurs et surtout, cet accord est d’une extrême gravité car il promeut une industrie militaire marocaine reposant sur le renfort de l’industrie militaire de l’Occupation, et donc sur la dépendance à son égard. La traduction éclatante de cet accord se manifeste notamment par l’atterrissage d’avions et l’accostage de bateaux militaires au Maroc. Face à ce « Tsunami », nous étions constamment en train d’émettre des communiqués et d’organiser des rendez-vous nationaux. Nous avons pu également compter sur la mise en place d’actions baptisées « Journées nationales ». Leur principe est de décentraliser les manifestations organisées alors par les sections locales, pour des raisons d’efficacité car il n’est pas toujours aisé, pour un grand nombre, de se déplacer à Rabat ou à Casablanca, en vue de grossir les rangs d’une manifestation nationale, sauf en cas d’événement majeur seul à même de mobiliser massivement. A ce titre, la « Journée nationale » représente une forme de lutte qui a toute son importance. Jusqu’à Tufan Al-Aqsa, nous avons organisé pas loin d’une douzaine de « Journées nationales » qui ont eu lieu le même jour et la même heure. Elles n’ont pas fait généralement l’objet d’une répression violente, tout au plus d’un encerclement ou de l’imposition d’une limitation de l’espace. En revanche, une répression remarquable s’est concentrée à Agadir, dépourvue certes d’arrestations, mais qui visait clairement à empêcher toute tenue de manifestation.

Les sociétés de l’Occupation détiennent déjà leur marché le plus important en matière d’agriculture : en ce qui concerne tant les systèmes sophistiqués d’irrigation, les fertilisants que les semences sélectionnées.

De ce fait, cette ville a été comme érigée en un lieu où devaient prospérer, sans la moindre réplique, des initiatives de « normalisation », une sorte de zone d’influence privilégiée. Sans doute qu’il existe des projets à plus long terme, en particulier dans l’agriculture. Les sociétés de l’Occupation détiennent déjà leur marché le plus important en matière d’agriculture : en ce qui concerne tant les systèmes sophistiqués d’irrigation, les fertilisants que les semences sélectionnées. Il faut le dire et le redire : ces dits Accords d’Abraham ont conduit à des conséquences tellement désastreuses. La première d’entre elles est un affaiblissement considérable de la position générale de la Palestine. La seconde est le déferlement de la propagande médiatique, orchestrée de manière démentielle par le régime et dont le leitmotiv répété à usure a été ladite fraternité avec l’Etat d’occupation. Ce lavage des cerveaux a eu malheureusement des effets. La rhétorique a reposé sur une réaffirmation de la double solidarité que le Maroc réussirait à conjuguer : avec à la fois la « Cause de la Palestine » et « le million de Marocains » « vivant » en Palestine, présentés comme une « partie de nous » et une « partie des sujets » qu’il ne faudrait pas abandonner. Une expression typiquement marocaine a été ressortie à cet effet : « tamaghrabit », expression forgée à partir de l’amazigh et signifiant la « marocanité ». Elle sert à englober les colons d’origine marocaine au nom du partage de la musique andalouse ou des habitudes alimentaires, comme le couscous. Cette déclaration de fraternité implique de fermer les yeux sur le fait qu’ils portent les armes, qu’ils occupent, qu’ils massacrent des Palestiniens, qu’ils fournissent des ministres et des généraux à l’Etat d’Occupation. Ces mêmes ministres et généraux sont reçus à bras ouverts au motif qu’ils seraient « des gens à nous ». La « tamaghrabit » a été invoquée également après Tufan Al-Aqsa, lors de la signature d’un énorme contrat militaire avec Israël Aerospace Industries, firme spécialisée dans la construction de matériel militaire et de construction de drones, de fabrication de fusées et d’entretien des avions de combat. Son dirigeant, un « Marocain » entre guillemets, est venu personnellement pour signer l’accord d’un montant d’un milliard de dollars visant à fournir au Maroc un système de deux satellites de surveillance au sol d’une redoutable précision couvrant toute la région – au grand dam de l’Espagne et de l’Algérie. Ce concept est avancé pour parler de « ponts » alors qu’il s’agit en réalité de coopération militaire. Toute cette propagande a conjoint une troisième question, le Sahara occidental, par le biais de la mise à l’honneur de la reconnaissance de la souveraineté marocaine par le président Trump, qui n’est rien moins que le prix concédé pour obtenir la signature du Maroc. Il faut bien avoir en tête que cette reconnaissance émane de Trump et non des Etats-Unis qui ne sont, jusqu’à aujourd’hui, nullement engagés par elle. Un certain nombre de Marocains sont sensibles à cette propagande, déjà ancienne, concernant le Sahara, dans la mesure où le chauvinisme est la corde de l’instrument humain sans doute la plus facile à faire vibrer, faisant fi des solidarités avec les pays voisins et le continent, et bien loin du noble sentiment de patriotisme. Incontestablement, le mouvement d’appui à la Palestine a beaucoup souffert de cette période et de la force de cette propagande. 

Tufan Al-Aqsa comme remise à l’heure des pendules marocaines

Sion Assidon : « Mais, fait formidable, toute cette propagande a été balayée comme un raz-de-marée par Tufan Al-Aqsa. Le sentiment profond d’unité de destin entre les peuples de la Palestine, de la région et le nôtre a retrouvé toute sa plénitude au sein du peuple marocain. Et avec lui, nous avons retrouvé les grands rassemblements que nous avions perdus depuis les Accords d’Abraham. Entre 2020 et 2023, nous avons organisé une dizaine de manifestations d’appui et de colère dans toutes les villes du Maroc, mais qui étaient loin de réunir les centaines de milliers de manifestant(e)s comme à Rabat ou à Casablanca, et cela, lors des rendez-vous nationaux qui se sont tenus à partir d’octobre 2023. Au tout début, les plus gros rassemblements ont eu lieu le 15 octobre à Rabat et le 20 octobre à Casablanca, sans compter les marches locales organisées au même moment dans tout le pays.

La crainte principale à nourrir est que les massacres des Palestiniens à Gaza qui ne cessent de se succéder soient réduits à leurs statistiques, et que l’accoutumance face à l’horreur prenne le dessus. 

Ce sont bien les peuples qui écrivent l’Histoire, à commencer par le peuple palestinien qui a ouvert une page historique en remettant en question l’ordre imposé, à l’échelon universel, local, au sein des groupes, au sein des familles, et jusque dans la tête des gens. C’est ce que j’appelle définitivement « Ecrire l’Histoire ». L’un des enjeux, tant dans la séquence précédente contre ladite « normalisation » qu’aujourd’hui contre le génocide, est de lutter contre l’accoutumance. A mon sens, la crainte principale à nourrir est que les massacres des Palestiniens à Gaza qui ne cessent de se succéder soient réduits à leurs statistiques, et que l’accoutumance face à l’horreur prenne le dessus, conduisant à un phénomène de mithridatisation, comme en parle la médecine à propos des poisons, ainsi qu’à une « normalisation de l’horreur ». Cette normalisation pourrait prendre la suite de « la normalisation à la normalisation ». Il faut prendre en compte ce mécanisme cérébral naturel. A force d’entendre une sonorité, on ne l’entend plus. Or, il faut apprendre à l’écouter. Il est donc important de se regrouper régulièrement et de trouver comment s’adresser aux gens pour contrer ces effets redoutables. Comme il est important de rendre sensible la condition du peuple palestinien. C’est le travail qui est effectué par des Palestiniens et d’autres dans le monde, en reconstituant l’existence d’une personne tuée par l’évocation de son entourage familial et amical ainsi que de ses projets d’avenir. Cette reconstitution est le préalable à la restitution de sa singularité. A ce titre, je considère qu’il s’agit d’un travail très important qui permet de lutter contre cette banalisation et cette accoutumance que je juge si délétères. Il s’agit également de rendre compte de la singularité des événements en dépit de leur répétition, comme par exemple les meurtres des personnels médicaux et des malades. Je crains que nous n’ayons pas trouvé de moyen de rendre justice à la singularité, notamment lors d’une prise de parole ou de la rédaction d’un communiqué, en dépit de l’émotion véhiculée par les mots et les sons. 

*L’introduction et les intertitres sont proposés par la rédaction de ENASS.ma


  1.  Il semble que Sion n’ait pas jugé utile de me préciser qu’il était un des trois manifestants soumis à la pression policière disproportionnée, en compagnie d’Abderrahmane Ben Amrou, une grande figure l’opposition marocaine, âgé alors de 87 ans. Images affligeantes pour le pouvoir que ces deux hommes encerclés par un si grand dispositif, les rendant encore plus majestueux.  ↩︎
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