Le Maroc vit une ruée vers l’eau en bouteille. En quinze ans, la consommation par habitant a été propulsée de 5 à près de 40 litres. Plus de 1,3 milliard de litres écoulés chaque année : un marché devenu machine à cash.
À la tête de la commune rurale de Ben Smim (Province d’Ifrane), Achour Lahssini gère un dossier sensible : l'exploitation de la source d'eau par l’unité industrielle locale. Entre un budget dopé par les taxes et une réelle difficulté à contrôler les volumes extraits, le président de la commune livre un diagnostic sans concession sur…
Pour Mehdi Lahlou, spécialiste des questions environnementales, l’exploitation des eaux de source au Maroc reste un secteur opaque, où les promesses de développement local n’ont jamais été concrétisées. À partir de deux cas emblématiques — Ben Smim et Immouzer Kandar — il revient sur quinze années de gestion contestée et de dégradation des ressources. Interview.
Le marché de l’eau en bouteille est en pleine croissance. Minérale, plate, gazeuse ; d’origine locale ou importée, le marché coule à flot. Quels sont les principaux indicateurs ? Quels sont les acteurs principaux ? Un scan de la physionomie d’un marché juteux et concentré.
L’eau de source de Ben Smin a été privatisé au profit d’une entreprise d’embouteillage de l’eau minéral sous la marque Ain Ifrane. Quinze ans après le début de cette exploitation les habitants font le bilan des promesses de l’investisseur. Reportage.