Apologie du mariage des filles : le collectif Dounia dénonce !
Le Collectif Dounia condamne un discours en ligne incitant au mariage des filles mineures. Les détails.
Le collectif dénonce la diffusion d’une vidéo montrant un homme du Golfe tenant « un propos dangereux incitant à cibler les petites filles marocaines »
Dans son communiqué, le collectif engagé pour l’interdiction du mariage des filles âgées de moins de 18 ans exprime son indignation après la diffusion d’une vidéo montrant un homme originaire des pays du Golfe tenant « un propos dangereux, prononcé clairement incitant à cibler les petites filles marocaines ».
L’enregistrement largement partagé en ligne, le montre évoquant son intention de venir au Maroc pour épouser ou s’engager avec des mineures âgées d’« à peine 14 ans ».
L’enregistrement largement partagé en ligne, le montre évoquant son intention de venir au Maroc pour épouser ou s’engager avec des mineures âgées d’« à peine 14 ans ».
«Le mariage des fillettes n’est ni une tradition ni une normalité »
Le collectif dénonce un discours qu’il qualifie pédocriminel, estimant qu’il « prône l’exploitation des fillettes, en violation flagrante des droits humains et en contradiction totale avec les lois nationales et les conventions internationales ratifiées par le Maroc ».
Dans son communiqué, le collectif affirme que la vidéo relayée contient « un appel explicite à l’exploitation des petites filles ». Il y voit « une banalisation inacceptable » de pratiques qui portent atteinte à l’intégrité physique, psychologique et sociale des fillettes.
L’organisation insiste sur le caractère violent du mariage des enfants, qu’il décrit comme « une forme d’abus et d’atteinte grave à l’enfance ». Il rappelle que ce phénomène n’a rien d’une tradition, mais constitue « une violation directe des droits humains, en contradiction totale avec les lois nationales et les conventions internationales ».
Le Collectif explique que ce phénomène ne relève d’aucune tradition et représente « une violation directe des droits humains, en contradiction totale avec les lois nationales et les conventions internationales ».
La collectif met également en garde contre l’impact de tels propos sur l’opinion publique, estimant qu’ils encouragent « des comportements rétrogrades » susceptibles de mettre en danger des milliers de filles dans différentes régions du pays.
Le Collectif exhorte les pouvoirs publics à ouvrir une enquête et à engager « toutes les procédures légales nécessaires contre toute personne ou institution qui encourage directement ou indirectement l’exploitation des mineures ».
Il rappelle que le mariage des mineures n’est pas « une tradition ordinaire », mais bien « une forme de violence et d’abus » aux conséquences psychologiques, sociales et physiques lourdes pour les victimes. Le communiqué souligne également que les adolescentes se retrouvent souvent privées d’éducation, isolées, et exposées à des risques accrus de violence.
Mobilisation institutionnelle et médiatique : une urgence
Face à ce discours, le collectif exhorte les pouvoirs publics à ouvrir une enquête et à engager « toutes les procédures légales nécessaires contre toute personne ou institution qui encourage directement ou indirectement l’exploitation des mineures ».
Il appelle également à « interdire strictement le mariage des mineures sans aucune exception », en fermant définitivement la porte aux dérogations judiciaires.Ainsi, il insiste sur l’importance d’une « protection ferme des filles » et demande une mobilisation générale des institutions éducatives, médiatiques pour combattre les discours qui banalisent ces pratiques.
Enfin, le collectif réaffirme son rejet de tout discours portant atteinte à la dignité des filles et assure qu’ poursuivra son engagement pour défendre leurs droits fondamentaux, sans aucune concession.