Maâti Mounjib dénonce une « agression et séquestration » au SIEL de Rabat
L’historien et militant des droits humains, Maâti Mounjib, a rendu public un témoignage accablant à la suite des événements survenus ce samedi 2 mai au Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL). Voici les points essentiels de sa déclaration:
Le déroulement de l’incident
• Interpellation brutale : Alors qu’il franchissait les contrôles de sécurité après l’achat de son ticket, Maâti Mounjib affirme avoir été encerclé par six à sept agents en civil agissant sous « instructions ».
• Séquestration : Il rapporte avoir été conduit de force dans une pièce exiguë où il a été retenu pendant une vingtaine de minutes par une dizaine d’éléments au total.
Allégations de violences physiques
• Sévices invisibles : L’universitaire dénonce des pressions physiques intentionnelles sur son abdomen et des pincements au niveau du nombril, exécutés à travers son vêtement pour éviter de laisser des traces visibles d’agression.
• Traitement dégradant : Il fait état d’insultes et de provocations verbales durant sa détention, notant qu’une seule policière a fait preuve d’humanité en lui offrant de l’eau.
Un mobile politique ?
• L’ombre de Tahar Ben Jelloun : Selon Mounjib, cet acte visait à l’empêcher d’assister à l’intervention de l’écrivain Tahar Ben Jelloun.
• Droit de réponse : L’historien comptait interpeller pacifiquement l’écrivain sur des accusations de détournement de fonds portées contre lui dans un article publié par le site le360 en avril dernier.
État de santé et condamnation
• Douleurs persistantes : Maâti Mounjib indique être en attente d’une consultation médicale pour des douleurs abdominales à la suite des pressions subies.
• Appel au droit : Il dénonce des pratiques « arbitraires » contraires aux lois en vigueur et aux engagements internationaux du Maroc en matière de liberté d’expression et de droits humains.
ENASS.ma a pris contact avec la directrice du SIEL,Ghizlane Drous, également directrice du livre, des bibliothèques et des archives au ministère de la Culture, elle n’a pas répondu à notre sollicitation au moment de la publication de cet article.