ATTAC : Bilan de résistances sociales au féminin
Ce Samedi 28 mars, au siège de la FNE à Rabat, ATTAC Maroc a organisé une journée féministe rassemblant femmes en lutte, militantes, syndicalistes et défenseuses des droits humains. Un espace de débat pour réfléchir à un féminisme résistant au néolibéralisme, à la répression et aux guerres.
Cette rencontre a ouvert un espace de débat sur la dégradation des libertés, les politiques néolibérales et les guerres, et sur le rôle du mouvement féministe face à ces crises.
Sous le slogan : « Le féminisme au cœur du combat contre le néolibéralisme, l’autoritarisme et la militarisation », cette rencontre a offert un espace de débat et de réflexion sur la dégradation des libertés publiques, la montée des politiques néolibérales et les guerres qui frappent la région, tout en interrogeant le rôle et la responsabilité historique du mouvement féministe face à ces crises.
Au cœur des luttes féministes
« On organise cette journée dans un contexte de dégradation des libertés publiques et d’intensification des politiques néolibérales et répressives au Maroc, mais aussi dans un climat international marqué par les guerres, notamment dans le monde arabe »
Ines Jabrane, membre d’ATTAC Maroc
« On organise cette journée dans un contexte de dégradation des libertés publiques et d’intensification des politiques néolibérales et répressives au Maroc, mais aussi dans un climat international marqué par les guerres, notamment dans le monde arabe »,explique, Ines Jabrane, membre d’ATTAC Maroc
La journée a été articulée autour d’une première thématique : « Autonomisation des femmes : véritable libération ou récupération néolibérale du féminisme ? », en présence de militantes féministes et d’ouvrières. Cette session a été marquée par la participation des travailleuses de Sicomek Meknès , de Namatex Tanger et de Chtouka Aït Baha, venues partager leurs expériences concrètes de précarité, de répression et de pressions quotidiennes. Leurs témoignages ont permis de mettre en lumière des luttes sociales souvent invisibilisées, tout en les inscrivant dans un cadre féministe et politique plus large.
Féminisme et solidarité face aux guerres et à l’oppression
L’après-midi a été consacré au thème : « Féminisme ou barbarie : quelle lutte féministe internationaliste face aux guerres et au fascisme ? ». Ce panel a réuni des militantes engagées contre la normalisation, parmi lesquelles Hadeel Chtara, militante palestinienne et ex-otage. Son témoignage a offert un aperçu direct de la vie des femmes palestiniennes sous occupation et dans les prisons sionistes : violences de toutes sortes, isolement, humiliations, privation de soins, mais aussi courage, solidarité et résilience. Cet échange a renforcé la dimension internationaliste de la journée, rappelant que le féminisme marocain ne peut être pensé indépendamment des luttes anticoloniales et anti-impérialistes.
Il est impossible de lutter contre l’impérialisme sans soutenir les peuples opprimés.
Pour ATTAC Maroc, ces échanges ont une portée politique essentielle :« il est impossible de lutter contre l’impérialisme sans soutenir les peuples opprimés. Le mouvement féministe doit défendre un projet politique visant à combattre toutes les formes d’oppression, en s’appuyant sur l’organisation et l’action collective des individus. »
«Car ce sont avant tout les femmes qui subissent les conséquences de cette dégradation : plus de conflits, plus de précarité, plus de répression.
« L’objectif est de cette journée est de créer un espace de débat réunissant travailleuses des secteurs d’exportation, militantes des droits humains, opposantes à la normalisation et organisations féministes, car ce sont avant tout les femmes qui subissent les conséquences de cette dégradation : plus de conflits, plus de précarité, plus de répression. », conclut, Ines Jabrane, membre d’ATTAC Maroc.
A suivre…