Figuig : Mobilisation contre la « privatisation de l’eau »

Eau source Figuig Media

Les habitants de l’Oasis de Figuig craignent la privatisation du secteur de l’eau. Ils battent le pavé pour protester contre un retrait de l’Etat « déguisé » par une régionalisation de ce service. Le point.

Crédit photo : Figuig Media

Des habitants de la ville de Figuig (est), proteste depuis des semaines contre le projet de création d’une société régionale des services « Chark pour la distribution » qui aura la charge de gérer, entre autres, le secteur de l’eau potable et de l’assainissement. 

Les Figuigis estiment que ce « projet est une privatisation de l’eau avec des risques éminents de hauts des tarifs ».

Ce projet s’inscrit dans l’application de la loi 83-21 retirant à l’ONEE la gestion de ce service public et le déléguant à ces nouvelles entités régionales à travers le royaume. 

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Les Figuigis estiment que ce « projet est une privatisation de l’eau avec des risques éminents de hauts des tarifs ». Des habitants organisent des mobilisations noctures, à pied et à vélo, pour exiger le retrait de ce projet. 

L’autorité locale tente de rassurer mais les habitants continuent leur action. Il faut dire que la gestion de l’eau est vitale à Figuig, une région oasienne où la disponibilité de « l’or bleu » est une question de survie pour les habitants et les agriculteurs.    

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La société régionale « Chark pour la distribution » aura la charge de gérer les services de l’eau et l’assainissement pour 132 communes de la région de l’Oriental. Son conseil d’administration est présidée par le Wali de la région et composé des élus locaux des différents échelons, ainsi que de l’ONEE. Le capital de la société régional est réparti entre l’Etat (25%), l’ONEE (10%), le groupement territorial Orientation Distribution (40%) et La région de l’Oriental (10%). 

Les syndicats du secteur à l’ONEE avaient alerté aussi face à la privatisation du secteur de l’eau potable

Les syndicats du secteur à l’ONEE avaient alerté aussi face à la privatisation du secteur de l’eau potable, mais la loi a été votée grâce à une abstention du groupe parlementaire de l’UMT à la Chambre des conseillers. 

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