Capitale mondiale du phosphate, la province de Khouribga concentre un paradoxe têtu : sous ses pieds dorment parmi les plus grandes réserves de phosphate de la planète, mais dans ses rues stagnent le chômage, la soif et l'abandon. Enquête sur une ville riche que l'on a laissée pauvre.
En une semaine, Zagora a cristallisé deux visages du racisme au Maroc : l'emballement xénophobe autour d'une fausse rumeur, puis la peur suscitée par l'arrivée de migrants subsahariens déplacés de force. Au-delà du fait divers, c'est tout un système d'externalisation des frontières et d'invisibilisation des Marocains noirs qui se révèle.
El Foqra est une commune coupée du monde. Depuis le 12 mai, les ruptures dans les bassins de décantation et d'épandage du Groupe Office chérifien des phosphates (OCP), site de Khouribga, ont envahi les terres de cette communauté rurale. Les pertes parmi les agriculteurs sont importantes. Au cœur d’une catastrophe environnementale phosphatée .
Sous un soleil de plomb, la cité océanique, poumon industriel du pays, étouffe. Entre les infrastructures record de dessalement portées par l’OCP, et le quotidien précaire des habitants de la périphérie, Safi devient le laboratoire d’une transition hydrique, où l’urgence technique peine à masquer une profonde crise de gouvernance sociale.
Face au risque croissant de pénurie d’eau, le Maroc mise sur des solutions techniques comme le dessalement pour sécuriser son approvisionnement en eau potable et soutenir l’agriculture et l’industrie.
Au-delà des coûts économiques, le silence sur les conséquences environnementales du dessalement inquiète les experts. Le point sur ce volet majeur mais oublié.
Face à la pression croissante sur les ressources hydriques, le Maroc mise de plus en plus sur le dessalement de l’eau de mer comme solution pour garantir la sécurité hydrique. Dans cet entretien, Mohamed Bazza, expert international sur les questions environnementales, revient vers ENASS sur les risques environnementaux et économiques de ce choix technologique.
Pour pallier la sécheresse chronique, le Maroc mise sur le dessalement pour renforcer sa sécurité hydrique. Les coûts économiques, énergétiques et environnementaux de cette technologie ainsi que son impact sur l’agriculture familiale soulèvent de sérieuses inquiétudes. ENASS.ma a posé ces questions à des expert-e-s et des responsables.
Le Maroc vit une ruée vers l’eau en bouteille. En quinze ans, la consommation par habitant a été propulsée de 5 à près de 40 litres. Plus de 1,3 milliard de litres écoulés chaque année : un marché devenu machine à cash.
À la tête de la commune rurale de Ben Smim (Province d’Ifrane), Achour Lahssini gère un dossier sensible : l'exploitation de la source d'eau par l’unité industrielle locale. Entre un budget dopé par les taxes et une réelle difficulté à contrôler les volumes extraits, le président de la commune livre un diagnostic sans concession sur…