L’ESCO se mobilise pour protéger l’embouchure de la Moulouya

Ramsar

Le thème de cette année de la Journée mondiale des zones humides 2026 met en lumière le lien entre zones humides et savoirs traditionnels, soulignant l’importance de préserver ces écosystèmes essentiels face aux défis climatiques et environnementaux.

« Les zones humides jouent un rôle central dans la préservation de la biodiversité, la régulation du climat et la purification de l’eau. Elles fournissent également des services écosystémiques indispensables aux communautés riveraines, qu’il s’agisse de soutien aux activités économiques ou de maintien de l’équilibre naturel », rappelle l’Espace de solidarité et de coopération de l’Oriental (ESCO) dans son communiqué à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides. 

Les zones humides : un poumon écologique menacé

Cependant, ces écosystèmes sont confrontés à des menaces croissantes : urbanisation, pollution, surexploitation des ressources naturelles et changement climatique. Leur protection constitue donc une priorité urgente à l’échelle nationale et internationale.

Le monde célèbre chaque 2 février la Journée mondiale des zones humides afin de mettre en avant leur importance et de mobiliser les efforts pour lutter contre leur dégradation et leur disparition.

Cette journée représente une opportunité pour renforcer l’engagement des différents acteurs — institutions publiques, associations, chercheurs et populations locales — dans la protection de ces richesses naturelles.

Ramsar

Thème 2026 : Zones humides et savoirs traditionnels

L’édition 2026 est placée sous le thème : « Zones humides et savoirs traditionnels », mettant en valeur les connaissances locales et le patrimoine culturel transmis par les communautés vivant à proximité de ces écosystèmes.

Ces pratiques traditionnelles, qui contribuent à la préservation des zones humides et de leurs services écologiques, constituent un héritage humain qu’il convient de valoriser et d’adapter face aux défis de demain.

A lire aussi : Journée de la Terre : L’ESCO sensibilise le jeune public

« Protéger les zones humides n’est pas seulement un choix environnemental, c’est une nécessité pour garantir la durabilité de la vie. »

Une initiative dans la région de l’Oriental pour protéger l’embouchure de la Moulouya

« Les zones humides assurent des services écologiques vitaux et irremplaçables. »

Dans la région de l’Oriental, Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental a marqué cette journée sous le slogan :

Cette action s’inscrit dans le cadre du projet : « Pour une gestion durable des ressources en eau et la préservation de la biodiversité du site écologique de l’embouchure de la Moulouya et de son littoral », avec le soutien financier de Ambassade de France au Maroc, et en partenariat avec plusieurs associations environnementales, des institutions universitaires ainsi que des cadres de l’Agence Nationale des Eaux et Forêts.

« Le respect du débit écologique est une condition essentielle à l’équilibre naturel de l’estuaire. »

Dans ce cadre, une visite de terrain a été organisée au site d’importance biologique et écologique de l’embouchure de la Moulouya, classé au titre de la Convention de Ramsar.

Encadrée par des responsables des eaux et forêts, des universitaires et des acteurs associatifs, cette sortie a permis de sensibiliser les jeunes, les élèves et les femmes à l’importance du site, notamment en ce qui concerne la richesse de sa biodiversité (oiseaux, plantes et poissons).

La visite a également inclus une activité d’observation des oiseaux et des explications sur l’importance du respect du débit écologique pour garantir la pérennité des écosystèmes de cette zone humide.

A lire aussi : Demain, la fin du fleuve Moulouya ?

Une opération de nettoyage 

Les activités se sont conclues par une campagne de nettoyage en partenariat avec la commune de Saïdia, dans le but de promouvoir un comportement responsable et d’ancrer une culture de préservation des espaces naturels.

Les organisateurs rappellent que la protection des zones humides nécessite l’élaboration de politiques adaptées, le renforcement de la participation communautaire et la promotion de pratiques durables, afin d’assurer un avenir où ces trésors naturels seront respectés et préservés pour les générations présentes et futures.

À Lire aussi
  • Critique de l’extractivisme hydrique au Maroc

    Le Maroc vit une ruée vers l’eau en bouteille. En quinze ans, la consommation par habitant a été propulsée de 5 à près de 40 litres. Plus de 1,3 milliard de litres écoulés chaque année : un marché devenu machine à cash.

    Screenshot 2026 03 06 at 18.12.03

    Edito

    6 mars 2026
  • Ben Smim : Entre manne financière et défis de transparence 

    À la tête de la commune rurale de Ben Smim (Province d’Ifrane), Achour Lahssini gère un dossier sensible : l'exploitation de la source d'eau par l’unité industrielle locale. Entre un budget dopé par les taxes et une réelle difficulté à contrôler les volumes extraits, le président de la commune livre un diagnostic sans concession sur…

    Capture d’écran 2026 02 24 à 03.57.55

    Enquêtes

    5 mars 2026
  • « Exploitation des sources d’eau : un marché peu transparent »

    Pour Mehdi Lahlou, spécialiste des questions environnementales, l’exploitation des eaux de source au Maroc reste un secteur opaque, où les promesses de développement local n’ont jamais été concrétisées. À partir de deux cas emblématiques — Ben Smim et Immouzer Kandar — il revient sur quinze années de gestion contestée et de dégradation des ressources. Interview.

    Screenshot 2026 03 04 at 22.26.22

    L’Invité

    4 mars 2026
  • Inscrivez-vous à la Newsletter des Sans Voix 


    Contre l’info-obésité, la Newsletter des Sans Voix